Et maintenant, des actes !

Delphine Barel

Les conseils d’administration de la FNSEA 44 et de JA 44 se sont retrouvés le 9 octobre dernier, notamment pour évoquer la mobilisation nationale programmée le 5 novembre.
Les conseils d’administration de la FNSEA 44 et de JA 44 se sont retrouvés le 9 octobre dernier, notamment pour évoquer la mobilisation nationale programmée le 5 novembre.

Retour sur la réunion des conseils d’administration de la FNSEA 44 et de JA 44.

De temps en temps, il faut faire front commun. C’est en tout cas la manière de travailler de la FNSEA et de Jeunes Agriculteurs en Loire-Atlantique. Donc, comme cela arrive quelquefois, les conseils d’administration des deux syndicats majoritaires se sont retrouvés le 9 octobre dernier.
Cette réunion a eu pour sujet principal la mobilisation nationale programmée le 5 novembre prochain. Elle se déclinera dans toute la France autour de huit points durs servant de socle aux revendications (voir encadré).
Si les modalités d’action restent à affiner, la FNSEA 44 et JA 44 ont confirmé leur participation à cette mobilisation nationale et invitent d’ores et déjà les agriculteurs à retenir la date du 5 novembre.
« Au-delà de la crise économique que traversent de nombreux agriculteurs, nous sommes face à une véritable crise morale sur le terrain. Les agriculteurs ne supportent plus les remises en cause permanentes, les suspicions, le refus de reconnaître leurs compétences et savoir-faire », insiste Alain Bernier, président de la FNSEA44. « Nous avons obtenu des avancées fiscales, sociales ou environnementales mais chaque jour une mauvaise nouvelle arrive, souvent une nouvelle réglementation contraignante. Dans ce contexte, ces avancées sont difficilement audibles par les agriculteurs qui rejettent la complexité ou les mesures trop techniques. »

Action de sensibilisation des élus locaux sur la RHF

En amont de l’action nationale du 5 novembre, la FNSEA 44 et JA 44 ont pour volonté de montrer aux élus politiques la force que représentent l’agriculture et l’agro-alimentaire sur le département. « C’est également l’attractivité de notre métier et le renouvellement des générations en agriculture qui sont en jeu. », précise Charles Guerlais, président de JA 44.
Dans un contexte de crise pour les filières, la promotion de l’origine France constitue un levier majeur pour la compétitivité des exploitations et pour la vitalité des territoires : « Produire français pour manger français ». Pour les deux syndicats, les efforts de chaque acteur doivent donc être amplifiés pour privilégier des produits français dans les approvisionnements des restaurants hors foyer où l’on sait que 75 % de la viande bovine et 87 % de la viande de volaille sont importées.
La FNSEA 44 et JA 44 ont donc décidé d’en appeler à la responsabilité des Pouvoirs publics et en particulier des élus locaux, qui doivent « mettre en cohérence leurs actes avec leurs discours ». Les responsables locaux FNSEA et JA iront donc à la rencontre de leurs élus afin d’obtenir un engagement de leur part à travers la signature de la charte « Produire français pour manger français ». « Nous demandons que l’indication de l’origine de la viande bovine servie en RHF soit étendue à l’ensemble des viandes, poissons, fruits et légumes. Dans l’attente d’une indication obligatoire que nous portons au niveau national, les cantines peuvent s’engager à le faire de façon volontaire. »

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