États généraux : les bouchers s’inquiètent de « la tournure que prennent les débats »

LM

États généraux : les bouchers s’inquiètent de « la tournure que prennent les débats »

La Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie et des traiteurs (CFBCT) tente de faire entendre sa voix, à l’occasion des états généraux. Elle plaide en faveur des « circuits alimentaires de proximité ».

L’organisation professionnelle des bouchers « s’inquiète de la tournure que prennent les débats », écrit-elle dans un communiqué. « Il n’aura suffi en effet que de quelques semaines seulement pour que le beau verni des états généraux de l’alimentation craquèle », regrette-t-elle. Pour la CFBCT, le débat se réduit désormais aux « habitués de la guerre des prix » : « les enseignes de la grande distribution (…) alliées à l’industrie agroalimentaire » et les « chantres de l’agriculture intensive ».

« Augmentation de prix ou non, il y aura deux grands perdants si l’on suit les propositions avancées par les deux camps antagonistes : le consommateur et l’agriculteur », estime-t-elle.

Les 18 000 artisans bouchers charcutiers portent une autre voie, celle du « commerce de proximité ».  « Il serait judicieux de s’inspirer du modèle gagnant – gagnant qui existe entre éleveurs, artisans bouchers et consommateurs, lance la CFBCT. Un modèle où tous les acteurs s’y retrouvent, basé sur une relation de confiance et une juste répartition de la valeur. Au final, l’éleveur peut vivre de son travail et le consommateur dispose d’un produit de qualité et dont il connaît la traçabilité ».

Or, les bouchers rappellent que leur avenir est menacé par « le phénomène de désertification commerciale qui touche les centre-ville et villages qui s’est accru depuis la promulgation de la LME et l’installation sans merci de la grande distribution à la périphérie des zones commerciales historiques ». 

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Commentaires 3

@alain

par contre vu la recolte 2016 baisse des volumes prix bas , les coops qui margent sur un volume a peu pres identiques tous les ans voir e en progression , ont pris une sacrée claque , ta coop se refinance sur ton dos , elle aurait pu commencer par les economies moi je ne vais plus en coop un salarié de silo touche 1600 a 2000€ /mois aucun agri du secteur ne gagne plus

@alain

les bases ont toujours été tres variables je vends sur le matif depuis 2003 on connait toujours des periodes avec base plus importantes , je n'ai pas remarqué chez moi une telle variation ( heureusement ce serait encore pire si toutes les coops et privé avaient les memes bases on pourrat soupconner une entente illicite)

alain

LES LOUPS NE SE MANGENT PAS ENTRE EUX.
Les vrais coupables, c'est à dire ceux qui font des marges importantes sur le dos des autres ne seront pas démasqués.
l'observatoire des prix ne dénoncent pas les sociétés écran qui masquent les marges réelles des acteurs.
agriculteurs, nous avons bien remarqué que les coops et les négoces proposaient il y a quelques temps un prix du blé équivalent au prix du matif moins 15€/tonne et puis depuis quelques campagnes c'est le prix du matif moins 25€/tonne. pourquoi?
tout le monde se nourrit sur la bête, plus l'état avec l'effet cumulatif de la tva.






























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