Etats généraux : les filières remettront leurs propositions au gouvernement le 10 décembre

Etats généraux : les filières remettront leurs propositions au gouvernement le 10 décembre

Les acteurs de la filière agricole remettront le 10 décembre prochain au gouvernement leurs propositions pour faire évoluer les secteurs, a annoncé jeudi soir Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, après avoir reçu leurs représentants.

Cette rencontre avec les distributeurs, transformateurs et producteurs, fait suite aux annonces mercredi dernier du président de la République, qui veut engager l'agriculture française dans une restructuration en profondeur. Emmanuel Macron avait sommé les filières de devenir de vrais agents de stratégie économique, en écrivant d'ici la fin de l'année leur vision à cinq ans sur les changements à apporter pour répondre aux demandes des consommateurs pour des produits de qualité, renforcer les maillons faibles par l'investissement et bâtir ensemble des indicateurs de prix "par filières".

"Nous avons demandé à ce que" cette stratégie puisse "nous être transmis(e) le 10 décembre prochain, à la suite de quoi le président de la République, au courant du mois de janvier, recevra les filières pour faire un point", a précisé le ministre de l'Agriculture lors d'un point de presse. "Nous recevrons les filières à mi-parcours de ce travail pour voir avec elles quelles sont les orientations qu'elles ont souhaité prendre, comment est-ce qu'elles s'engagent à travailler ensemble", a-t-il poursuivi. "On ne demande pas aux filières d'avoir trouvé l'ensemble des réponses mais de se positionner sur un certain nombre d'enjeux importants", a encore dit M. Travert.

Selon les filières (lait, céréales, poulet...), cela pourra consister à s'engager soit à des restructurations, soit à investir pour monter en gamme, soit à s'orienter vers de nouveaux modes de commercialisation tels que les circuits courts ou la restauration collective. "Les producteurs souhaitent s'engager" sur ces plans de filières, "tout le monde est prêt", a assuré de son côté le secrétaire général-adjoint de la Fnsea Patrick Benezit, le principal syndicat agricole, qui faisait partie de la délégation reçue par Stéphane Travert. "Mais", a-t-il toutefois prévenu, "nous avons réaffirmé notre demande de voir modifier la réglementation qui encadre les relations commerciales pour que les règles soient connues le plus rapidement possible". Emmanuel Macron a fait des plans stratégiques des filières une condition pour le relèvement du seuil de revente à perte (SRP) des produits alimentaires --le prix minimum en dessous duquel les distributeurs n'ont pas le droit de vendre-- qui sera compris dans les ordonnances du premier semestre 2018.

Source avec AFP

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Commentaires 1

DIGUE3942

une fois de plus, ce n'est que la fnsea qui citée alors qu'ils nous conduisent droit dans le mur...

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