Exportation : Le succès des blés français ne se dément pas

SC

La France continue à bénéficier d'une forte demande mondiale pour ses blés meuniers. FranceAgriMer revoit son chiffre d'exportation sur pays tiers à la hausse à 11,5 millions de tonnes pour la campagne 2010/2011.

Dans ses dernières prévisions, FranceAgriMer révise à la hausse le chiffre de la collecte en blés meuniers français à 31,9 Mt, soit 750 milles tonnes de plus par rapport aux prévisions du mois dernier. « Ce chiffre, conjugué à un stock de report de 3,4 Mt permet des disponibilités importantes pour la campagne 2010/2011 » explique FranceAgriMer dans son rapport d'octobre. D'autant que le niveau d'importation en France ne devrait pas baisser pour autant et devrait même attendre le chiffre record de 1 Mt. Des blés, de moindre qualité, importés d'Europe du Nord ou d'Allemagne et destinés à l'alimentation de nos animaux ou aux usines d'éthanol.

Car la France a besoin aujourd'hui de tous ses blés meuniers pour répondre à la demande, notamment mondiale. Les estimations d'exportation sur pays tiers ont encore été relevées pour atteindre 11,5 Mt de grains. Au 12 octobre 2010, 3,3 Mt ont déjà été exportées sur pays tiers contre 2,1 Mt l'an passé à la même date. Le gros des quantités a été acheminé vers l'Algérie (930.000 t), l'Égypte (860), le Maroc (380), l'Afrique noire (360) et le Yémen (250). Le contrat passé avec l'Égypte atteint 1,5 Mt alors que la France ne lui livrait rien il y a moins de deux ans. Le États-Unis ont également doublé leurs ventes vers cette destination (885.000 t) et le Canada y fait une percée (240.000 t)

Mer Noire : 21 Mt en moins disponibles à l'export

Ce succès est toujours lié aux faibles disponibilités à l'exportation des pays de la Mer Noire (Russie, Ukraine, Kazakhstan), évaluées aujourd'hui à moins de 15Mt contre 36 Mt l'an passé. « Sur un marché mondial de 126 Mt de blé échangés, ça compte ! Il va falloir combler le vide » explique Michel Ferret, responsable marchés à FranceAgriMer.

Pour compenser ce déficit, les récoltes australienne et argentine devront atteindre la fourchette haute des prévisions, estime Michel Ferret. Il faudra également que la collecte canadienne soit acceptable en terme de qualité, «ce qui n'est pas encore évident» estime-t-il.

En France, les stocks de blé sont aujourd'hui estimés à un niveau bas de 2,15 Mt (contre 3,4 Mt en 2009/2010).

Publié par SC

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