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Réussir Pâtre

24/03/11
Actualités générales

Face à la crise : Langage de vérité pour la filière Roquefort

Face à une valorisation du lait à la baisse, la filière se pose les questions de la relance de son fromage, de la diversification et de l'étalement de la production.

Les ventes de roquefort sont à la peine depuis de nombreuses années déjà. Mais le nouveau recul de 2010 a frappé les esprits. Pour la première fois en effet, le volume de lait transformé en roquefort est inférieur au volume payé en classe I. Ce sont ainsi plus de 1,6 million de litres qui ont dû être transférés en classe III. Cette situation a pesé lourd sur les négociations interprofessionnelles qui se sont traduites par un recul du prix moyen du lait de 6,13 %. Paradoxalement, elles ont été vite bouclées, chaque partie ayant fait preuve de pragmatisme face à une situation économique tendue. Lors de l'assemblée générale de la Fédération des syndicats des éleveurs de brebis (FRSeb), Robert Glandières, son président, est revenu sur cette négociation qui a provoqué quelques remous sur le terrain.
S'il a reconnu avoir « péché par manque d'informations », il n'en a pas moins tenu un langage de vérité aux producteurs. « Cette année, dans la constitution de la marmite [NDLR : la masse financière globale à répartir entre producteurs], ont beaucoup pesé la baisse des transformations en roquefort, l'augmentation de la production et enfin les aides que nous n'avons pas voulu reconduire, car la caisse des producteurs n'est pas extensible, d'autant qu'elle n'a pas été remplie avec les aides au stockage. » L'augmentation du vrac expédié vers la Grèce a également plombé la valorisation globale. « Nier un certain nombre de ces éléments n'est pas raisonnable. Par contre, voir les problèmes en face et exiger de nos fabricants que l'on évolue pour améliorer notre rémunération me semble plus crédible à terme. » La signature du prix du lait par les représentants des producteurs a été assortie de « l'engagement du collège industriel d'obtenir toute la transparence dans les futures décisions » concernant la relance du roquefort et le choix des objectifs de diversification.

Entre 2007 et 2009, dans le rayon de production Roquefort, le résultat courant des exploitations suivies a baissé de 39 % par le simple effet de la flambée des charges. (DR)

Déconcentrer le pic de production

Un séminaire en 2011 devait amorcer la réflexion sur ces deux sujets avec comme objectif de « tirer plus d'argent avec le même volume de lait ». En 2010, c'est le contraire qui s'est passé. La masse financière est quasiment la même mais avec 9,4 millions de litres supplémentaires. « Il est important de s'interroger sur la destination des laits de diversification mais aussi de demander aux éleveurs pour les trois ou quatre ans à venir de ne pas produire plus de lait », martèle Robert Glandières.
Le président de la FRSeb a enfoncé le clou également sur l'étalement de la production : « Croire que l'on pourra faire tout le lait qu'on veut à la seule période qui nous arrange est une illusion. » Si les mesures annoncées l'an dernier pour déconcentrer ce pic de production n'ont pu être mises en oeuvre car pas totalement abouties, elles paraissent plus que jamais incontournables. Elles devraient s'appliquer à partir de la campagne 2011-2012. La durée de traite et les périodes par zone seraient supprimées au profit d'une collecte assurée dans tout le rayon du 15 novembre au 31 août. Des pénalités s'appliqueraient sur les excédents de janvier à avril et des volumes supplémentaires de classe II seraient attribués en début et fin de campagne. Face à ces enjeux cruciaux, Robert Glandières invite tout un chacun à se garder « des a priori et des vérités toutes faites tant d'un côté que de l'autre ».

Production moins rémunératrice

Si l'image de filière riche colle encore à la peau de la production du rayon de Roquefort, l'analyse économique montre que la réalité a bien changé.
Entre 2007 et 2009, le résultat courant des exploitations suivies dans le cadre des réseaux d'élevage a baissé de 39 % par le simple effet de la flambée des charges. En 2008, la rémunération du travail (0,7 Smic par unité de main-d'oeuvre) était moins bonne qu'en bovins lait. L'analyse du prix de revient du lait laisse néanmoins apparaître des écarts d'efficacité entre élevages.
« Le coût de notre lait doit nous interroger car on ne pourra pas produire à perte très longtemps. Il faudra trouver un équilibre entre un prix de revient calculé et maîtrisé chez nous et un prix suffisamment rémunérateur payé par l'industrie », prévient Robert Glandières.

Source : Réussir Pâtre Mars 2011

Bernard Griffoul
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