Faucheurs volontaires en appel à Orléans: arrêt le 24 juin

Faucheurs volontaires en appel à Orléans: arrêt le 24 juin

La cour d'appel d'Orléans rendra son arrêt le 24 juin dans un dossier où sont impliqués trois faucheurs volontaires contre lesquels l'avocat général a réclamé mercredi trois mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende, a constaté l'AFP.

Soutenus par une centaine de personnes, dont quelque 55 réclamant d'être "comparants volontaires", les trois faucheurs sont accusés d'avoir détruit chez deux agriculteurs d'Indre-et-Loire, en juillet 2010, deux parcelles de tournesol obtenus par mutagénèse. Au total, 119 personnes avaient revendiqué ces faits.
En première instance, en mars 2013, deux faucheurs avaient été condamnés à Tours à trois mois de prison avec sursis et 5.000 euros de dommages et intérêts pour avoir détruit en 2010 une parcelle de 6.000 m2 de tournesol à Saint-Branchs ainsi qu'une autre parcelle de 150 m2 à Sorigny. Un troisième prévenu avait été relaxé. Le ministère public, comme les faucheurs, avaient fait appel. Les plants incriminés étaient des tournesols résistant à une variété d'herbicide, produits par les firmes Pioneer et Caussade, et cultivés dans le cadre d'une expérimentation. Ces plantes sont obtenues par mutagenèse, c'est-à-dire par la sélection de gènes mutants, et non par transgénèse
(introduction d'un nouveau gène). Elles sont exclues du champ d'application de la directive européenne sur les OGM, mais les faucheurs jugent ces deux techniques aussi dangereuses l'une que l'autre.
En début de semaine, les deux agriculteurs dont les parcelles avaient été détruites avaient présenté à la presse une pétition, signée selon eux par plus de 700 personnes,  contre les actions des "faucheurs volontaires", qualifiées de "vandalisme". L'an dernier, les variétés de tournesol obtenues par mutagenèse occupaient environ un tiers des surfaces consacrées à cet oléagineux en France, soit 200.000 ha, contre 30.000 ha en 2010, et la même accélération s'amorce pour le colza, avec environ 15.000 hectares cultivés l'an dernier, soit dix fois plus qu'en 2012, selon les "faucheurs volontaires".

Source AFP

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