FCO et marché des broutards : Bévimac : une activité «export» soutenue...

Didier BOUVILLE

FCO et marché des broutards : Bévimac : une activité «export» soutenue...

L'Union des Coopératives Bevimac enregistre depuis la semaine dernière une activité export en hausse. Les éleveurs sont réactifs et dégagent leurs broutards de 18 mois destinés au marché italien.

Bévimac, société export des coopératives Cémac-Cobevial, Unicor et bien d'autres encore, enregistre une activité en hausse d'environ 20 %, depuis la semaine dernière. «C'est une accélération des sorties d'animaux de 18 mois provoquée par l'arrivée du nouveau type 1 de la FCO» commente Jean Faliez, directeur de Bévimac. Les éleveurs sont très réactifs aux conséquences économiques de l'évolution de la zone de vaccination obligatoire FCO de type 1 qui gagne du terrain vers le nord. Vers un bassin allaitant en pleine période d'exportations de broutards à destination du marché italien. «On a connu le même phénomène au printemps dernier, sur des animaux de repousse, mais cette fois, nous sommes en période de pointe annuelle de départs d'animaux élevés à l'herbe et de retour de transhumance» ajoute Jean Faliez. «Je crains que ce nouvel épisode ne touche encore beaucoup d'éleveurs dont l'exploitation n'est pas prête pour le report d'animaux, faute de places, et pénalisés par des trésoreries mises à mal. Ils ont connu le type 8, recommencer à vacciner contre le type 1 demande du travail, de la manipulation d'animaux, ce sera difficile car les éleveurs ont le moral en baisse...». Pour Jean Faliez, «le mieux serait de vacciner tous les bovins, pour les bloquer sept semaines pendant qu'il y a encore de l'herbe dans les pâtures, pour être à nouveau prêt à exporter pour la mi-octobre, autre moment fort du marché italien».

Bozouls : 1 400 bovins pour l'Italie

Le centre d'allotement de la CEMAC connaît donc une activité soutenue depuis la semaine dernière. «Nous avons envoyé environ 1 000 bêtes en Italie, au lieu des 600-700 habituelles» indique Didier Masbou, commercial. Cette semaine, ce sont environ 1 300 à 1 400 bovins qui doivent quitter le site de Bozouls pour l'Italie. Cette plate-forme de la CEMAC expédie environ chaque année quelque 50 000 bovins, dont 60 % sont des Aubrac et croisés Aubrac-Charolais.
Henri Peyrac, éleveur Aubrac de Cruéjouls et président de l'UPRA Aubrac et de l'Union Aubrac était sur le site de Bozouls mercredi pour expédier ses vaches. Selon lui, la situation des élevages est catastrophique, «pire que pendant la crise de la vache folle». Henri Peyrac, comme beaucoup d'autres éleveurs, est lassé «des dix dernières années de crises qui secouent le monde agricole. Des éleveurs m'ont parlé d'arrêter, ils sont démoralisés. Il faut que les Pouvoirs Publics prennent la mesure de ce désarroi, de l'ampleur de la crise» espère t-il.
Henri Peyrac redoute que les mesures administratives ne soient plus préjudiciables aux élevages que les mesures sanitaires... «Faut-il tout vacciner ?» s'interroge t-il. «Personne ne connaît la solution idéale. Le mieux serait d'attendre dix jours, le temps de dégager des élevages toutes les bêtes de 18 mois et les broutards précoces».

Source La Volonté Paysanne

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