FDSEA : Les élèves de primaire du Cantal à la rencontre du monde agricole

Jean-Marc Authié

La commission des agricultrices de la FDSEA a fêté le 20e anniversaire de son opération “Fermes ouvertes”.

À l'occasion des “Fermes ouvertes 2010”, la commission des agricultrices de la FDSEA a sillonné le Cantal afin de permettre aux élèves de primaire de (re)découvrir le monde agricole. Au total, 610 enfants se sont rendus, du 3 au 7 mai, sur 27 exploitations du département, dont celle de Daniel Maureau à Saint-Christophe-les-Gorges. Les élèves de Jules-Ferry de Mauriac étaient tout excités à l'idée de passer une journée dans les alentours de Pleaux. Cinquante-cinq élèves de CM1 et CM2 répartis en deux groupes : les uns sont allés voir M. Rivière à Enchanet, apiculteur ; pour le reste, direction l'exploitation de Daniel Maureau avec ses limousines et ses hoslteins.

La magie de l'informatique

Avec comme thème général “l'alimentation des animaux”, Daniel Maureau s'est prêté au jeu sans problème, expliquant son travail aux enfants et la répartition des tâches avec ses deux salariés. Ainsi, l'agriculteur a expliqué le fonctionnement de sa stabu, dans laquelle est situé son tout récent robot de traite. “Ce bâtiment a été conçu sous forme de circuit afin de permettre aux bêtes de trouver le chemin toutes seules. Nous attirons les animaux par l'eau. Ensuite, un système de portes-battantes conduit les vaches au robot”. Les enfants n'en croient pas leurs yeux. Daniel Maureau vient de leur expliquer tout cela dans une cabine de contrôle où trône fièrement un ordinateur qui prend en charge la totalité du circuit des bêtes. “Ici, vous pouvez voir les bêtes qui sont passées à la traite ou encore celles qui doivent y aller. L'ordinateur nous indique même la qualité du lait produit par les vaches”. Là, c'en est trop pour les petits qui veulent absolument voir cet appareil extraordinaire. Grâce à des capteurs lasers, le robot détecte le pis de la vache, le nettoie tout comme l'embout qui viendra traire...
Les enfants restent bouche bée devant une vache qui vient, seule, de rentrer dans l'enclos, et devant ces bras hydrauliques articulés qui font le travail. “Un robot et un ordinateur ! Il travaille les mains dans les poches, s'exclame une élève sous le regard amusé de l'exploitant. Moi mon papa, il n'a pas tout ça !” Les enfants iront ensuite saluer les veaux, dont certains ont à peine quelques jours. Carnet et crayon à la main, les élèves prennent des notes car Caroline, leur institutrice, les interrogera un peu plus tard sur leur journée dont ils auront à rédiger le compte-rendu. “Cela fait partie du programme”, précise-t-elle.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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