Ferme des "1.000 vaches": une nouvelle enquête publique cible de vives critiques

Ferme des "1.000 vaches": une nouvelle enquête publique cible de vives critiques

La préfecture de la Somme s'est retrouvée vendredi sous les feux croisés des protestations des défenseurs et détracteurs de la ferme dite des "1.000 vaches" pour avoir lancé une nouvelle enquête publique sur ce dossier.

Fin août, la préfecture avait confirmé les sanctions administratives contre "la ferme des 1.000 vaches", située à Drucat, près d'Abbeville, en l'occurrence une amende de 7.800 euros et "une astreinte journalière de 780 euros". Ces mesures résultaient d'un dépassement très important du plafond de têtes de bétail par exploitation, fixé par arrêté préfectoral à 500. Des inspecteurs avaient constaté en juillet que cet élevage était constitué de 763 vaches. En dépit du caractère "immédiatement exécutoire" de l'amende, selon la préfecture, la société civile d'exploitation agricole Côte de la justice, qui exploite la ferme (de son vrai nom SCL Lait Pis Carde), ne s'est pas acquittée des pénalités. Au milieu de la semaine, la préfète Nicole Klein a décidé d'une nouvelle enquête publique pour instruire une demande officielle de la SCEA de porter son troupeau à 880 vaches laitières.  

Fermeture administrative

Dans un communiqué publié vendredi, Sandrine Rousseau, tête de liste EELV pour les élections régionales de décembre et les élus EELV de Picardie s'indignent de ce que, les amendes n'ayant pas été versées, la nouvelle enquête publique revienne "à offrir scandaleusement à Michel Ramery (le promoteur du projet, NDLR) l'opportunité de régulariser son exploitation illégale". Ils "continuent de demander au gouvernement d'engager la fermeture administrative de la ferme-usine des 1.000 vaches", critiquée par certaines associations et la Confédération paysanne qui lui reprochent de reprocher "l'agro-business" aux dépens de la qualité. Au contraire, la SCEA Côte de la Justice "considère que cette enquête publique n'a aucune raison d'être tant en droit qu'en fait". Elle fait valoir dans un communiqué que la SCEA "bénéficie déjà d'une autorisation tacite pour passer de 500 à 880 vaches laitières". Quant aux amendes et astreintes, elles "ne sont, en tout état de cause pas éligibles" car "pas légales" selon une porte-parole, et "sont infondées".

Source Avec AFP

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Commentaires 11

rob57

pas question de défendre ou pas mais il a fait les choses dans les régles ,qu'on lui foute la paix , la préféte n'a pas des dossiers importants à traité ??
Ces pseudo boboécolo sont entrain de foutre le pays à genou donc ca fait plaisir de voir quelqu'un qui à les moyens de les remettre à leurs places en respectant la loi !
Le temps et l'argent perdu par la justice devant tous les pseudo recours n'auraient pas mieux servit à s'occuper des vraix probléme de la justice ??

PLEIN600

j adore les commentaires qui defendent ramery : vous avez raison soyons moderne et vous est moi on ne sera plus la car on n aura pas de quoi se payer une ferme "ramery" bien vu les bisounoiurs moderne

abeillenoire

Pour que le mouvement des écolos soit bien compris, il sont contre le système de la quantité au détriment de la qualité, tout comme une bonne part de la population française qui ne trouve pas les produit qu'ils recherche. Mesdames et Messieurs les agriculteur, il y a un marché a prendre et personne ne veut y allez. On vous attend....!!!

@vi2b

tu as tous compris ramery vas leurs donner une belle lecons de droit !!

vi2b

Si j'ai bien, cet élevage a récupéré le cheptel d'un élevage qui a cessé. Au point de vue ICPE, cela s’appelle un regroupement, encadré par un décret spécifique pour les élevages. Si l'augmentation d'effectif est faible (moins de 5 %)par rapport aux anciens effectifs autorisés sur les deux élevages, une enquête publique n'est pas nécessaire,... sauf cas particulier.

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