Fièvre catarrhale ovine : La vaccination volontaire sauf pour l'export

Patricia Olivieri

Si, depuis le 2 novembre, la vaccination contre la FCO est volontaire, elle reste plus que vivement recommandée par les experts sanitaires et obligatoire pour l'export.

Depuis le 2 novembre, la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) est volontaire et sort ainsi du champ des prophylaxies dirigées par l'État. De ce fait, conformément aux demandes de la profession agricole, les éleveurs pourront vacciner eux-mêmes leurs animaux, du moins pour ceux ne nécessitant pas de certification de vaccination. Si cette mesure sonne comme une ouverture à la liberté vaccinale revendiquée par certains, les pouvoirs publics comme le Groupement de défense sanitaire (GDS) continuent d'appeler à une vaccination de masse afin d'éviter la circulation du virus et la résurgence de la maladie que cette diffusion entraînerait. Car pour les experts sanitaires comme pour les pouvoirs publics, cela ne fait aucun doute : si sur les dix premiers mois de l'année 2010, la France n'a eu à déclarer qu'un seul foyer de la FCO contre 32 000 il y a seulement deux ans, elle le doit à sa stratégie qui a permis d'assurer une couverture vaccinale de plus de 80 % (et 88 % dans le Cantal).

Libéralisation des tarifs

Et pour contenir durablement l'épizootie apparue en 2007 dans le Nord-Est de l'Europe et dont les conséquences en termes de pertes économiques ne sont plus à démontrer, chacun s'accorde à dire qu'il faudra poursuivre cet effort vaccinal encore quelques années. D'autant que les opérateurs commerciaux, et notamment les acheteurs étrangers, exigent pour l'heure encore des animaux vaccinés. Même si cela a un coût. Puisque qui dit acte volontaire, dit fin de la prise en charge publique des frais liés à cette vaccination et a contrario libre concurrence sur le prix du vaccin et l'acte vétérinaire. Car si l'éleveur pourra vacciner lui-même son cheptel de souche contre les sérotypes 1 et 8 du virus (dans ce cas, la traçabilité vaccinale sera assurée par l'ordonnance délivrée par le vétérinaire et le registre d'élevage mis à jour), les animaux destinés à être exportés devront eux être vaccinés par un vétérinaire pour l'obtention d'une certification exigée notamment par l'Italie et l'Espagne (voir ci-dessous). Sachant qu'au 1er janvier, les animaux pourront circuler vers la péninsule ibérique sans mention relative à la FCO (et donc sans exigence de vaccination), date à laquelle l'Espagne reconnaîtra l'équivalence des zones réglementées françaises et espagnoles.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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