Filière cunicole : Accueil des nouveaux éleveurs à bras ouverts

C. Fournier

Face à une demande croissante notamment dans le sud de la France, la filière Galapin saveur occitane, dont la production pourrait doubler, fait les yeux doux aux éleveurs.

Le lapin, hier diversification, est devenu une production à part entière et la filière entend bien convaincre de nouveaux producteurs de se lancer dans la course, à l'image d'Olivier Fournier. Éleveur de lapins à Malefosse de Neuvéglise depuis 2006, il s'est engagé dans la démarche “Galapin saveur occitane” en partenariat avec l'abattoir “Les Fermiers occitans” de Castres qui, pour répondre à la demande des consommateurs, va doubler sa production et passer de 20 000 lapins par semaine à 40 000. Le Cantal compte à ce jour 13 producteurs en cuniculture et il y a sans doute un créneau à prendre pour d'autres : en effet, ce sont une trentaine de nouveaux producteurs qui sont attendus par “Les Fermiers occitans”, un atout pour les éleveurs cantaliens, avec un abattoir de Castres qui demande en outre, pour des raisons de ramassage, des élevages de 500 mères, ce qui correspond par ailleurs à la rentabilité des exploitations.

Maîtriser la technique

La plaquette d'information de la filière : “Faites du lapin votre atout professionnel”, à destination des porteurs de projets, l'affirme : “La production cunicole de la Région Midi-Pyrénées n'assure que 16 % de la consommation du grand bassin toulousain…” Il y a donc de la place pour les éleveurs occitans et donc, a fortiori, cantaliens. “Vivre du lapin implique cependant de parfaitement maîtriser la technique”, prévient Nicolas Bardy, président du Groupement d'éleveurs et de producteurs avi-cunicoles du Cantal (Gepacc). Engagé dans “ce projet de filière” autour de “Galapin saveur occitane”, “l'ensemble des acteurs joue le jeu”, souligne-t-il : “L'abattoir apporte une garantie prix sur huit ans, le groupement de producteurs s'engage sur la formation d'éleveurs et encadre les jeunes producteurs. Les entreprises d'aliments partenaires leur appliquent un prix préférentiel les trois premières années”. Les jeunes agriculteurs qui s'engagent dans la cuniculture bénéficient évidemment des mêmes subventions que les autres. Dans le Cantal, de plus en plus de producteurs pour qui il était un complément d'activité se spécialisent dans le lapin. “Aussi, la taille des élevages a doublé, voire triplé en dix ans”, en déduit Nicolas Bardy. Quant aux autres, inutile de courir mais de partir à temps et surtout, de bien tout peser…
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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