Florence et Anne-Marie Lacoste : Elles lancent le premier distributeur automatique de lait frais

P. OLIVIERI

Venus d'Italie, on les voit fleurir partout en France : à compter de demain, le Cantal aura lui aussi son distributeur de lait, un projet porté par le Gaec des Estives.

Interrogez n'importe quel sociologue ou ethnologue : tous sont affirmatifs. L'innovation et le développement de la très grande majorité des sociétés agricoles et rurales est le fait de la gent féminine. Et le Cantal, réputé jadis, et parfois encore, pour l'ascendant du patriarche sur les choix de l'exploitation agricole et de la famille, semble ne pas déroger à la règle.

C'est en effet à deux jeunes agricultrices, Florence et Anne-Marie Lacoste, membres du Gaec des Estives à Lacapelle-del-Fraïsse, que l'on doit l'arrivée dans le département du premier distributeur automatique de lait cru frais, installé depuis lundi sur le parking du centre Leclerc d'Aurillac et qui sera mis en service demain.

Le goût inégalé de la traite du matin

Deux femmes, qui, une fois n'est pas coutume dans le Cantal, n'ont pas hésité à s'inspirer d'un concept très en vogue de l'autre côté des Alpes, pour essayer de valoriser davantage une partie des 400 000 litres de référence du Gaec qui compte cinq associés. “L'idée nous est venue en regardant un reportage à la télé il y a quelques mois, sachant aussi qu'un de nos associés avait vu ce type de distributeur fonctionner en Italie, racontent Anne-Marie et Florence à la fois impatientes et un peu tendues à quelques jours de la concrétisation de leur projet. On en a parlé entre nous, puis on est allé voir la mise en route d'un distributeur à Albi.

” Un projet qui devrait donc permettre aux clients du supermarché aurillacois de profiter, pour un euro le litre - “le prix pratiqué un peu partout en France” - d'un lait trait le matin même. Ce qui suppose pour les deux jeunes mamans une nouvelle organisation : “Nos époux vont traire à 6 h 45 pendant que nous nous occupons des petits. Le lait sera ensuite mis dans un tank à lait pour être refroidi à 2,4°C puis transvasé dans un plus petit tank de 300 litres”, expliquent les deux belles-soeurs. Ces dernières amèneront ensuite chaque matin vers 9 heures ce tank qui servira à remplacer celui en place dans le distributeur type “chalet suisse”.

Plutôt que d'être détruit, le lait non utilisé sera repris pour être distribué aux petits veaux de l'exploitation. “Au début, on sera présentes sur place toutes les deux jusqu'à midi pour échanger avec les clients, leur expliquer le fonctionnement du distributeur, puis on se relaiera un jour sur deux”, précisent Mmes Lacoste qui tablent à terme sur une vente de 100 litres chaque jour pour amortir un investissement de plus de 38 000 e.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du cantal

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