France : Bruno Le Maire évoque une possible limitation des exportations de blé

SC avec AFP

Le ministre de l'Agriculture français a évoqué, sur Canal+, une possible limitation des exportations françaises de blé pour « maintenir un niveau de stocks adéquat dans le pays ». Il est revenu sur ses propos quelques heures plus tard.

« Si jamais la crise devait se poursuivre, il faudrait prendre des dispositions pour limiter les exportations et garantir le niveau des stocks ». Cette petite phrase a été lâchée par Bruno Le Maire ce matin sur sur Canal+ et aussitôt reprise par les médias français.

Lors d'une conférence de presse de présentation du SIA, le ministre est toutefois revenu sur ses propos en assurant qu'il n'était «pas question de limiter les exportations françaises de blé». Interrogé sur son intervention du matin même sur Canal+, il a affirmé que la France allait «continuer à exporter». «Il n'y a pas de restrictions» mais la France, a-t-il dit, restera «vigilante sur les prix».

Suite à l'arrêt des exportations de blé par la Russie, en juillet dernier, la France s'est retrouvée seule en lice avec les États-Unis pour alimenter le marché mondial en blé tendre de qualité, notamment le marché de l'Afrique du Nord. En décembre, FranceAgriMer évaluait à 11,5 Mt les quantités de blé exportées sur pays tiers pour la campagne 2010/2011 (+1,7 Mt par rapport à l'an dernier).

Le ministre a souligné que, pour l'heure, les réserves françaises de céréales étaient suffisantes.



Limiter la spéculation

Après l'annonce de l'arrêt des exportations russes, les prix du blé ont doublé en trois semaines, a également rappelé le ministre lors de son intervention télévisée. Le prix de la tonne de blé tourne autour de 220 euros aujourd'hui, après 100 euros début juillet 2009, et il « sera peut-être 300 euros » bientôt.

Bruno Le Maire a aussi plaidé pour un «encadrement et une limitation de la spéculation» sur les matières premières agricoles, ainsi que pour une meilleure coordination entre États. «La question de la volatilité des prix agricoles, n'est pas accessoire, c'est un sujet qui nous concerne tous», a ajouté le ministre. Un sujet qui sera au coeur des préoccupations des chefs d'État des grands pays développés et émergents du G20.

« Quand le prix du blé augmente, c'est un drame pour tous les paysans, en particulier pour les éleveurs », a poursuivi le ministre.

Publié par SC avec AFP

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