Fraude sur les plats cuisinés : que chacun prenne ses responsabilités !

D’après un communiqué FNSEA 44 - JA 44

Les éleveurs de viande bovine de la FNSEA 44 et de JA 44 sont révoltés face au scandale qui vient d’être mis à jour sur les plats cuisinés Findus.

« Si des entreprises ont frau­­­dé, elles doi­vent être pu­nies ! Car en agissant de la sorte, elles nuisent à l’image des produits viande et du métier d’éleveur français.
La France, de part les spécificités de ses races à viande, est leader dans la production de viande bovine de qualité. Notre pays dispose de nombreux signes de qualités et applique une réglementation très stricte de la traçabilité. De ce fait, les éleveurs français ont des con­traintes exigeantes et doivent répondre à des cahiers des charges précis.
Le sigle Viande bovine française (VBF) est un engagement de qualité et de traçabilité, qui répond à des contrôles très pointus. Il garantit une viande issue d’animaux nés, élevés et abattus en France, et apporte depuis plusieurs années une réponse efficace aux attentes des consommateurs.
Cette fraude bafoue tous les efforts des éleveurs français !
L’Europe, qui ne pense qu’au verdissement de la politique agricole, ferait mieux d’harmoniser les règles intra-communautaires évitant ainsi les distorsions de concurrence.
L’Union européenne qui oriente l’agriculture vers une politique libérale, devrait prendre la Fran­ce et ses exigences comme mo­dèle pour arriver à un niveau de sécurité alimentaire maximum.
Se nourrir a un prix. Il faut que les consommateurs en soient conscients et soient responsables dans leurs actes d’achat. Ils doivent par conséquent faire attention aux produits qu’ils achètent (exemple : traçabilité, origine des produits, VBF).
Les opérateurs de la filière
doivent également en être conscients. Les GMS doivent arrêter avec leur politique du moins-disant. À toujours vouloir moins cher, on arrive au bout des limites et à ce genre de dérives ! Il ne faut pas demander n’importe quoi aux entreprises. Si les entreprises s’approvisionnent avec des produits de qualité, alors la filière est tout à fait capable d’assurer une qualité de produits alimentaires.
La section viande bovine de la FNSEA 44 et de JA 44 demande que l’origine des matières premières agricoles soit mentionnée dans les produits transformés de manière obligatoire, et ce de manière urgente. »

commission : déconnectée

Au moment où l’affaire Findus réclame urgence, efficacité et transparence, la Commission Européenne s’enferme et s’enferre. D’après elle, il serait « prématuré » d’envisager de rendre obligatoire un étiquetage d’origine de la viande présente dans les produits transformés… il faudrait donc attendre un futur rapport d’un futur rapporteur pour une future décision ! Déconnectés, voilà le bon mot !
Face à l’urgence, face à la crise, face à la fraude, il faut réagir maintenant ! On peut légitimement se poser des questions : Qu’est-ce qui bloque ? Qui empêche ? Qu’en pensent Findus et Picard ? Le lobbying des grandes firmes est-il si efficace pour en oublier une Europe au service des consommateurs citoyens. Le travail des éleveurs est remarquable et exigeant ; que tout le monde suive cette voie.
À force de baisses de prix, de marges indues, de négociations commerciales sous haute pression et d’une grande distribution qui, sous couvert de défense du pouvoir d’achat, se permet tout, tout est possible, le pire aussi.

Les positions des éleveurs français

Une table ronde a réuni lundi 11 février, les représentants de la filière bovine, en présence des ministres de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, du ministre en charge de l’Agro-Alimentaire, Guillaume Garot, et du ministre délégué chargé de la Consom­mation, Benoît Hamon.
La FNB était présente à cette réunion et a rappelé les positions des éleveurs et leurs attentes :
- Sanctions pour l’ensemble des entreprises dont la responsabilité sera établie par les enquêtes lancées par les Pouvoirs publics (DGCCRF).
- Demande d’une obligation de mention de l’origine (pays de naissance, élevage et abattage) étendue aux viandes bovines des produits transformés, à l’instar de la réglementation applicable pour les viandes bovines non transformées
- Demande aux opérateurs de la filière française d’utiliser de la viande bovine française, et d’apposer le logo VBF, sur les plats cuisinés
- Nécessité d’un renforcement des contrôles par les Pouvoirs publics, et demande d’ajout de contrôles ADN.
L’Interprofession bovine et l’ensemble des familles d’Interbev se sont positionnés pour l’obligation de mention du pays d’origine de la viande bovine sur les produits transformés.
Pour la FNB, en tout état de cause, si cette évolution réglementaire devait tarder au niveau communautaire, il est essentiel qu’elle s’applique en France dans les meilleurs délais, afin de réagir à cette situation de crise et aux impacts négatifs qu’elle génère.

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