Fret ferroviaire : La filière céréalière pénalisée par une logistique en toc

Gabriel Omnès

La pagaille logistique a atteint des sommets fin avril, avec les grèves à la SNCF. Trains perdus dans la nature, retards à répétition… le fret ferroviaire a plus que jamais tourné au casse-tête pour les organismes stockeurs.

La coopérative Axéréal, dont plus de la moitié de la collecte est expédiée à l'aide de quelque 2 000 trains par an, a été durement touchée. « Nous avons eu jusqu'à 55 trains de 1 250 tonnes en retard », se lamente-t-on au sein du groupe. Les conséquences financières peuvent être lourdes, en raison de l'immobilisation de bateaux attendant leur chargement, et des pénalités infligées par les industriels dont l'approvisionnement n'a pas été livré à temps.

La situation est d'autant plus délicate que les effets ne se font pas sentir uniquement les jours de grève. « Pour un jour de grève, il faut compter une à deux semaines pour régulariser le trafic », fait savoir FranceAgriMer. Et comme un malheur ne vient jamais seul, les perturbations du rail ont coïncidé avec la grève des bateliers dans l'est de la France, et avec une diminution du nombre de camions sur la route.

Fin avril, les grèves SNCF ont entraîné des retards de livraison importants et de coûteuses immobilisations de navires. (G. Omnès)

Fin avril, les grèves SNCF ont entraîné des retards de livraison importants et de coûteuses immobilisations de navires. (G. Omnès)

Source Réussir Grandes Cultures Juin 2010

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