Fumier ou lisier : et si je faisais faire ?

T.Guillemot

Fumier ou lisier : et si je faisais faire ?
Sébastien Gautier gère, avec son frère Sylvain, l'entreprise de travaux agricoles créée par son grand-père en 1946 autour de l'activité de pressage de pommes à cidre. Dans le parc matériel aujourd'hui et à côté des 10 moissonneuses-batteuses et 6 ensileuses, 4 épandeurs à hérisson vertical, 1 épandeur à table équipé DPA et 3 tonnes à lisier (3 essieux 26 000 litres avec enfouisseur 6 mètres et 2 essieux 20 000 litres avec pendillard). - © TG

Si l'épandage du fumier ou du lisier constitue pour vous une corvée. Si votre matériel arrive à bout de souffle. Si vous êtes techniquement très exigeant sur les quantités à apporter et le respect de vos sols. Si vous manquez de temps... Posez-vous la question : dois-je continuer à faire ou dois-je faire faire ? La réponse est peut -être dans l'ETA Mayennaise. Petit détour à l'entreprise Gautier à Saint-Aignan-de-Couptrain.

"L'activité d'épandage de fumier a démarré dans les années 1975. Celle du lisier, plutôt dans les années 2000 et c'est une activité en développement continu", analyse Sébastien Gautier, gérant, avec son frère Sylvain, de l'entreprise éponyme basée à Saint-Aignan-de-Couptrain. Sa zone d'activité : 25 km autour de son siège et un territoire qui se sépare entre la Mayenne et l'Orne.
Une grosse activité chez nous
Bien à l'abri sous le hangar en attendant des sols un peu plus portant, un impressionnant parc matériel. A côté des 10 moissonneuses-batteuses et des 6 ensileuses, 4 épandeurs à hérisson vertical, 1 épandeur à table équipé DPA (Débit Proportionnel à l'Avancement) et 3 tonnes à lisier (3 essieux 26 000 litres avec enfouisseur 6 mètres et 2 essieux 20 000 litres avec pendillard). "C'est une grosse activité aujourd'hui chez nous", reconnait notre jeune chef d'entreprise.
Raison de cette montée en puissance,  des exploitations qui grossissent et des éleveurs qui préfèrent consacrer plus de temps au suivi de leur troupeau. "Quand on arrive sur un chantier avec un chargeur et 2 épandeurs, c'est 150 chargements/déchargements dans la journée. Un agriculteur seul, il va lui falloir 4 jours", avance Sébastien Gautier. Vu sous cet angle effectivement et en terme de pénibilité et d'efficacité; il n'y a pas photo mais sur le plan économique ?   "Si le matériel est amorti, bien sûr que le coût sera moindre mais en cas de renouvellement, il ne faut même pas se poser la question". Reste la CUMA ? "C'est comparable en terme de prix de revient sauf que l'ETA, elle fait le boulot".
Différents outils pour différents chantiers
Gautier Frères enchaine donc les chantiers dès que le terrain porte (mi-février) jusqu'à fin octobre avec des machines et des hommes : 2 équipes à 2 chauffeurs pour 2 des 3 tonnes et 2 équipes à 3 chauffeurs (chargeur + épandeur) pour le fumier. Plus de 1 000 heures facturées par an pour les plus gros ensembles.
Si l'entreprise a fait le choix d'un matériel diversifié, c'est que la demande est multiple et de plus en plus pointue. L'épandage de fientes de volailles, très riche en azote, en hiver et sur herbe exige de la précision. C'est donc l'épandeur à table qui va être privilégié.
A contrario, pour un fumier de bovin sur sol nu, c'est un prix que l'agriculteur va exiger. C'est donc le débit de chantier qui va être recherché. Gautier Frères travaille également pour des entreprises comme SNV (La Chapelle-d'Andaines-61). Beaucoup de route en l'occurrence, il faut donc de la grande capacité avec un enfouisseur pour lutter contre les petites mauvaises odeurs.
Dans d'autres cas, c'est le contraire. Il faudra un matériel compact et maniable pour accéder à la fosse dans certaines stabulations.
Mais dans tous les cas, un petit casse-tête, le respect de la règlementation. "Au secours, on s'y perd un peu", regrette Sébastien.

Source l'Agriculteur Normand

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