Gel et neige : Des journées à rallonge

Rédaction Vendée agricole

Dégeler les abreuvoirs, attendre le laitier qui est en retard et qui ne peut prendre tout le lait du tank… C’est une des conséquences du froid. Reportage chez Hilaire et Marietta Barteau.

Au lever du soleil mercredi matin les températures sont descendues jusqu’à – 10°. C’est la plus basse température de cette période de grand froid qui a débuté il y une semaine en Vendée. Au Bourg-sous-la-Roche, avant de sortir le bout du nez, Hilaire et Marietta Barteau ont enfilé les blousons, les gants et le bonnet. Si dans la salle de traite, Marietta est à l’abri, le vent souffle un air glacial sur la stabulation réservée aux vaches laitières. «Elle donne plein nord-est. Heureusement, avec la mise aux normes, nous n’avons plus d’ouverture sur le côté et on ferme le portail » témoigne Marietta. La partie la plus dure consiste dans un premier temps à dégeler les abreuvoirs. «Ce matin, on en avait 1 sur 2 de gelé. Et dans la journée il regèle» confie Hilaire. Dans la stabulation, l’un des deux racleurs automatiques à fumier refuse d’avancer. La neige et la glace ont recouvert une partie du rail situé des deux côtés extérieurs de la stabulation. Dans la salle de traite, ce sont les conduits des canalisations qui sont gelés. «La veille au soir, après chaque traite, il faut veiller à bien vider tous les tuyaux de nettoyage et les arrivées des trayons de nettoyage» explique Marietta. Autre souci, pour ces producteurs de lait : dimanche, le laitier est passé tard et n’a pas pu prendre tout le volume de lait de leur tank. «On a dû balancer 650 litres au caniveau.  Mardi, sans que nous soyons informés, il n’est passé qu’à 21 heures ».

Ces éleveurs dont les vêlages sont terminés depuis fin octobre poussent un ouf de soulagement. «De ce temps, des vêlages en pleine nuit et l’alimentation des veaux dans des cases en plein air, exposées au vent, cela compliquerait les buvées. » Les tracteurs résistent bien. «J’ai fait changer la batterie et le démarreur du télescopique juste avant la chute des températures. »  Côté cultures, ces éleveurs ne sont pas inquiets, mais l’hiver n’a pas encore dit son dernier mot.

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