GIE : L'élevage Picto-charentais mise sur la synergie

Bernard Aumailley et Elisabeth Hersand

Les filières élevage, qui représentent près de 30 % de la valeur agricole finale en Poitou-Charentes, viennent de se rassembler au sein du GIEElevage Poitou-Charentes.Un lieu de synergies qui tombe à point nommé en période de crise.

Réuni en assemblée générale extraordinaire vendredi dernier à Surgères, le Groupement Promotion Lait-Viande (GPLV) Charentes-Poitou a évolué pour devenir le GIE Elevage Poitou-Charentes.Un rassemblement important des filières d'élevage, qui permet d'élargir le champ d'action à de nouvelles filières - viande ovine, viande porcine, cuniculture et volailles - qui viennent s'ajouter aux productions bovins lait, caprins et bovins viande déjà existantes au sein du GPLV. Le GIE est présidé (comme l'était le GPLV) par Christophe Limoges, et dirigé par Gilles Corvaisier, chef du service animation des filières élevage à la chambre régionale d'agriculture.L'objectif de ce nouveau GIE est de créer de nouvelles synergies entre filières en partageant les savoir-faire dans la conduite et l'animation d'actions techniques auprès des éleveurs. « Un lieu de partage des savoir-faire et de concertation entre les organismes pour le développement des activités d'élevage », comme en témoigne Gilles Corvaisier dans un communiqué.

Par cette évolution, les organisations professionnelles affirment leurs valeurs communes sur le rôle de l'élevage dans l'équilibre des territoires avec la valorisation des productions végétales, l'emploi dans les exploitations et les entreprises agroalimentaires et la préservation de l'environnement liée au rôle joué par les prairies. Le GIE Élevage se veut être un lieu de concertation et de coordination entre les organismes – organismes techniques et de développement, entreprises laitières et organisations de producteurs - pour la conduite d'actions contribuant à la valorisation et au développement durable des activités des filières d'élevage de la région. « Il fallait éviter que les filières aillent les uns et les autres pour monter des dossiers de financement sur des thèmes identiques. » lance Christophe Limoges, qui conçoit le GIE comme « le porte-parole » de l'élevage dans la région. Son rôle est en effet de concevoir et d'animer ces programmes notamment dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région. Les actions conduites en 2011 auront pour objectif l'amélioration de la compétitivité des élevages avec la maîtrise des coûts et l'autonomie alimentaire, la maîtrise sanitaire des cheptels, l'appui à la mise en oeuvre des bonnes pratiques d'élevage pour garantir la qualité des produits et préserver l'environnement et l'amélioration des conditions de travail. Le GIE soutient également les actions recherche-développement et l'accompagnement des transmissions et installations en élevage.

Dans la Région, l'élevage est particulièrement important, puisqu'il représente près de 30 % de la valeur agricole finale en Poitou-Charentes et plus des deux tiers des exploitations régionales sont concernées. « L'élevage herbivore valorise 476 000 ha de prairies dont 55 % en surface toujours en herbe. ».ajoute Christophe Limoges. Avec ses « productions phares », caprins, lapin, ovins, le Poitou-Charentes a donc quelques atouts à faire valoir. D'autant qu'il représente 10 % de production nationale et un tiers des abattages nationaux. Autre argument, que met aussi en avant Christophe Limoges : le secteur élevage, toutes filières confondus, génère la moitié des emplois dans l'agro-alimentaire régional. Poitou-Charentes détient quelques productions « phare » avec le lait de chèvre : 37 % de la production nationale, la viande ovine : 13 % de la production nationale et le lapin : 10 % de la production nationale et 34 % des abattages nationaux.
B.A.et E.H.

Source Vienne Rurale

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