Glyphosate : JA salue la "cohérence retrouvée" du Gouvernement

Lise Monteillet

Glyphosate : JA salue la "cohérence retrouvée" du Gouvernement

Après la FNSEA, c’était au tour des Jeunes agriculteurs de rencontrer le ministre de la Transition écologique, ce matin. Au centre des échanges : les conditions du plan de sortie du glyphosate.

« Ce qu’il nous affirme aujourd’hui, c’est qu’il n’y aura pas d’interdiction au 1er janvier 2018 du glyphosate », insiste Jérémy Decerle, le président des Jeunes agriculteurs, à la sortie de la première rencontre officielle entre son syndicat et Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique. Une rencontre largement consacrée à l’avenir du glyphosate, tant le sujet inquiète la profession agricole. Jérémy Decerle se dit « satisfait » par les dernières prises de parole du Gouvernement. Ce dernier tente depuis lundi de rassurer la profession agricole et de pacifier les rapports, après la manifestation des agriculteurs sur les Champs-Élysées, vendredi.

Le Premier ministre a ainsi rappelé lundi dans un communiqué « son opposition » à la proposition de la Commission européenne sur le glyphosate, visant à ré-autoriser cette molécule pour 10 ans. Cette durée est jugée « trop longue », au regard des incertitudes qui subsistent sur ce produit. En revanche, le Gouvernement n’a pas énoncé de date butoir concernant le retrait effectif du glyphosate. Il s'en remet à un « plan de sortie » qui sera présenté par les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, avant la fin de l’année. Ce dernier tiendra compte « de l’état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs ».

Jérémy Decerle apprécie la volonté affichée par Nicolas Hulot « d’accompagner le monde paysan dans ce changement ». « Il n’y a pas de calendrier détaillé, par contre avant la fin de l’année, il y aura des rendez-vous interministériels avec la profession pour discuter de tout ça », confirme-t-il. Le président des Jeunes agriculteurs salue aujourd'hui la « cohérence retrouvée » au sein du Gouvernement, après une série de déclarations contradictoires sur le glyphosate. 

Pour Samuel Vandaele, le secrétaire général des Jeunes agriculteurs, le Gouvernement doit « prendre le temps » avant de statuer sur le glyphosate. « Avant de passer à l’interdiction, il faudrait déjà mettre en place un programme de recherche de produits de substitution ou d’alternatives », souligne-t-il. « Aujourd’hui les agriculteurs n’en peuvent plus (...) Il y a une sorte de défiance, il n’y a plus de compréhension de la parole politique », alerte-t-il. 

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Commentaires 17

Panurge79

Pendant que les agriculteurs se défoulent avec le glyphosate, on oublie ce qui se passe aux états généraux de l'agriculture...

maximum

@coteau19
tu as trouvé les rendements nord loire 2016 , region par region
j'en ai parlé avec un controleur ecocert ,sur son secteur les feveroles en 2016 ont fait entre 0 et 10qx/ha , 10 etant une exception c'est une seule parcelle d'un de ses 150 agri, quasiment 0 legumineuses recoltées sur secteur pois maxi 5qx
meilleur rendement blé 2016 sur son secteur 17qx plus mauvais 5qx/ha , maïs non irrigué 22qx , irrigué 35qx , seigle 3 a 17qx
reproductible plus ou moins centre bourgogne, idf, alsace lorraine ...

maximum

prouve moi que de passer qu'en bio x 3 la facture du fuel / sdsc, multiplier par 3 la facture de pieces d'usures( acier carbure fonderie extraction transport ) multiplier par 2 usure des pneus , +50% de facture triage re-triage , tout ca est - dangereux que glypho
rien que x3 le fuel c moins dangereux
et je ne parle de /2 le rendement par unité de surface a l heure ou un departement disparait tous les 6 ans

coteau19

si tout les agriculteurs avait fait du bio ont aurais eue assez de blée pour nourire la france !!!et meme avec les pesticides et engrais minéraux il y a encore des personnes qui meurent de faim dans le monde ce n est que politique.

val44

@maximum, votre commentaire est hors de propos. La question ici est de savoir si une molécule aujourd'hui autant banalisée et pourtant dangereuse pour la santé et l'environnement à encore sa place dans une agriculture qui doit évoluer. Bien entendu, les interdictions bêtes et méchantes ne sont pas la solution sans alternative. Mais c'est à nous agriculteurs d'avancer sur le sujet et aux pouvoir publiques de nous donner les moyens de la faire.

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