GROUPAMA : Marges serrées

Avenir agricole et rural de la Haute Marne 52

Du 20 février au 11 avril, Groupama organise les assemblées générales de ses 22 caisses locales haut-marnaises. Le leader de l’assurance agricole améliore ses résultats dans un contexte de marges serrées.

La caisse locale du Viaduc, présidée par Jean Christian CHANE, a présenté ses comptes le 26 février dernier devant les sociétaires. Cet échange est aussi l’occasion d’évoquer la situation du Groupe et les projets d’action pour améliorer la protection des assurés.

 

De 3 000 à 10 000 € de prévention

Les caisses locales disposent d’un budget propre alimenté par un pourcentage sur les cotisations collectées duquel est déduit une participation aux sinistres. C’est en quelque sorte le principe de la réassurance. Ce budget sert entre autres à financer les actions de prévention dont le montant s’élève  entre 3 000 et 10 000 € selon les caisses. Ces actions sont plus ou moins harmonisées et la Fédération Départementale des Caisses Locales est actuellement dans une année de transition pour redéfinir des priorités. «La prévention est toujours un bon investissement» déclare Jean Christian CHANE qui rappelle le maintien de l’engagement de Groupama en faveur de la limitation des risques incendies. Le risque «vol» prend aussi de plus en plus d’importance, tant par l’impact financier que phycologique. En fin d’année Groupama proposera des réunions d’information sur ce thème en partenariat avec la gendarmerie et sa filiale «ACTIVEILLE» qui propose des solutions techniques. Des aides seront accordées en fonction des modalités de financement des équipements (en investissement ou en location). Les taux actuels (environ 25%) sont amenés à évoluer.

 

2 points en moins de frais généraux depuis la fusion

sont difficilement maitrisables car ils dépendent en grande partie des aléas. Pour améliorer sa situation financière, Groupama doit maîtriser ses frais généraux tout en assurant une bonne qualité de services. C’est un exercice délicat car les sociétaires sont très sensibles à l’écoute et à la proximité de l’assureur. Depuis la fusion de janvier 2011 avec la Caisse d’Alsace, Groupama Grand Est a réduit ses frais généraux, passant de 24,5 % en moyenne sur les deux caisses à 22,5 % en 2013. David RIPART, administrateur de la Caisse Régionale, a rappelé que le Conseil d’Administration était tout aussi attentif aux résultats qu’à la satisfaction des sociétaires. Groupama Grand Est s’est aussi engagé à renforcer le contact clientèle dans les prochains mois. D’ores et déjà, la baisse des frais généraux se répercute sur le résultat qui s’est élevé à 12 M€ en 2013. Cette amélioration est dans la ligne des résultats nationaux qui se montent à 283 M€.

 

225 % pour les risques atmosphériques

cotisation» doit être de l’ordre de 75 % afin de permettre une légère marge bénéficiaire après imputation des frais généraux. Le tableau ci-contre démontre que ce chiffre est difficile à atteindre dans les différentes branches. Ainsi les risques atmosphériques de la Caisse de Chaumont, hors assurance récolte (contrat «climats»), ont atteint l’an dernier un taux de 225,8 %, en raison des orages de grêle du mois de juin. C’est la deuxième année de suite que ce risque est mauvais sur le secteur (192 ,8% en 2012).

Pour l’assurance «récolte», la mutualisation s’opère au niveau national. En 2013, Groupama a versé 279 M€ dont moitié au titre de la grêle et de la tempête. Le Grand Est, a reversé à lui seul 44M€ dont 1/3 de grêle. Le métier de l’assurance proprement dit, doit permettre à Groupama d’équilibrer ses comptes car il n’est plus possible de compter sur les ressources financières, voire immobilières. Des ratios réglementaires de solvabilité imposent d’ailleurs des quotas de placement limités à 5% du patrimoine des assureurs. Dans le passé, les placements en actions ont généré de forts bénéfices….mais aussi des déficits et Groupama national en a d’ailleurs payé un lourd tribut.

Aujourd’hui la tempête financière semble avoir été surmontée et Groupama s’engage avec détermination sur son cœur de métier que constitue l’assurance du monde agricole, mais aussi bien au-delà puisque les agriculteurs ne représentent que 5% du portefeuille de la Caisse Locale de Chaumont. Ce taux est particulièrement faible, car historiquement cette caisse accueillait tous les assurés extérieurs à la circonscription de la Caisse Régionale.

Grâce à son envergure nationale Groupama a réussi, entre autres, à maintenir un dispositif d’assurance récolte efficace qui pourrait évoluer avec la nouvelle PAC. L’attente professionnelle est forte, surtout en zone intermédiaire où le risque climatique soit élevé.

 

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