Gypse : « Les terrains se sont bien améliorés »

Rédaction Vendée agricole

Plus de 15 000 tonnes sont en cours d’épandage dans le sud Vendée. Une 3ème campagne qui laisse présager qu’il faudra encore gypser dans les années à venir.

En longeant les routes du sud Vendée, dans les secteurs de la baie de l’Aiguillon, de drôles de pyramides blanches arborent les bords de champs. Un paysage malheureusement devenu « commun » suite au passage de la tempête Xynthia, car ces tas sont des mottes de gypse. Pour rappel le gypse est constitué de sulfate de calcium hydraté. Il joue un rôle de captage du sodium qui est présent dans les terres qui ont été submergées par l’eau de mer. « C’est la 3e campagne qui nous débutons. Au début, ce sont 43 000 tonnes de gypse qui ont été épandues, puis 23 000 et enfin 15 000 tonnes cette année, explique Antoine Priouzeau, chargé du dossier à la FDSEA 85. Les terrains se sont bien améliorés et depuis 2010 c’est la première année où les agriculteurs ont pu tirer un revenu de leur récolte. Ce qui a permis de renforcer les trésoreries. » Retour à la normale donc pour les prochaines cultures qui seront semées en Sud Vendée ? « Oui, il faut reconduire les cultures comme auparavant : céréales à paille, maïs, tournesol. C’est en voyant le rendement et avec le suivi de culture sur ces parcelles que nous pourrons évaluer l’effet produit. », commente Dominique Mazoué, conseiller chambre d’agriculture. Et en réalisant des analyses sur la salinité des sols. Des tests prévus au niveau de la chambre d’agriculture sur différents paliers : 0-30 cm ; 30-60 cm et 60-90 cm sont d’ailleurs programmés. Cependant, une inquiétude subsiste encore : certaines parcelles devront encore être gypsées l’année prochaine. Pourtant c’est la dernière année pour l’engagement financier de l’Etat (55%) et du conseil général (10%). « Les 45% restants sont à la charge de l’exploitant et aujourd’hui ce sont des emprunts qui le remboursent. Tant que les trésoreries ne sont pas stabilisées, nous ne pouvons pas les laisser. », insiste Antoine Priouzeau. En attendant dans le Sud Vendée, au fur et à mesure des jours, les pyramides blanches disparaissent et elles laisseront place dans quelques mois à des cultures dites « traditionnelles ». « Pour que tout aille bien maintenant il nous faut un peu d’eau dans l’hiver. », constate Dominique Mazoué.

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