Hausse de la TVA : le monde de l’équitation reste mobilisé

Hausse de la TVA : le monde de l’équitation reste mobilisé
Une manifestation régionale avait déjà eu lieu le 11 novembre à Paris (photo Pleinchamp)

Des centaines de poneys et des milliers de cavaliers ont défilé dimanche à Paris pour défendre une TVA réduite sur les activités des centres équestres, mises en péril selon les organisateurs par un passage de 7 à 20% sur injonction de Bruxelles.

5.000 personnes selon la Police, 15.000 selon les organisateurs,  ont manifesté dimanche à Paris à l'appel des organismes nationaux équins et hippiques*. Les manifestants, venus de plusieurs régions de France souvent en famille, portaient des t-shirts frappés d'un "non à l'équi-taxe" ou de "TVA à 20% = mort du cheval". Beaucoup de jeunes cavaliers, équipés de bottes et casques d'équitation, avaient fait le déplacement et guidaient les poneys sur le parcours de la manifestation entre la place d'Italie et celle de la Nation.

Le monde de l'équitation se mobilise depuis une quinzaine de jours contre une hausse de la TVA, entérinée par la publication d'un décret le 13 novembre afin de mettre la France en conformité avec une directive européenne encadrant l'application des taux réduits de cette taxe.

"Pour beaucoup de centres équestres, une telle hausse sera fatale", a estimé Serge Lecomte, président de la Fédération française d'équitation (FFE).  "Aujourd'hui, la mobilisation est réelle, nous poursuivons le dialogue avec le gouvernement et nous espérons trouver une solution pérenne qui évite de mettre notre secteur d'activité en péril", a-t-il ajouté.

Trouver une solution juridique

Soucieux de répondre à l'inquiétude de cette filière, le gouvernement a proposé la création d'un "fonds cheval" et affiché son intention de renégocier à Bruxelles une TVA à taux réduit pour ce secteur. "Nous nous battrons dans le cadre de la directive TVA pour réintroduire les centres équestres dans le dispositif de taux réduit", avait également  affirmé vendredi le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve.

Cette solution ne satisfait pas les responsables de la filière. "Nous ne voulons pas de subventions", a déclaré Serge Lecomte, qui juge possible de distinguer les activités équestres liées aux paris et la pratique sportive, pour laquelle la TVA réduite pourrait être maintenue. "La hausse de la TVA visait le monde du pari sportif, pas notre secteur qui est une victime collatérale", a ajouté le président de la FFE, qui veut travailler à une solution juridique avec le gouvernement. 

* La manifestation était soutenue par la Fédération Française d’Équitation (FFE), la Fédération Nationale du Cheval (FNC), le Groupement Hippique National (GHN), la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA) ainsi que tous les Comités régionaux d'équitation de France.

Voir aussi : Reportage sur la manifestation du 11 novembre à Paris

 

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier