IAA : seules 20% des entreprises françaises exportent

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IAA : seules 20% des entreprises françaises exportent
Une nouvelle marque a été créée pour conquérir les marchés étrangers.

Alors que l’activité des industries agroalimentaires françaises peine à redémarrer, l’export apparait, une fois de plus, comme une des voies pour relancer nos entreprises et revenir sur le podium des meilleurs exportateurs mondiaux.

20% seulement des  entreprises  agroalimentaires françaises  exportent  leurs produits hors de l’Union européenne, soit deux fois moins que les  industriels Italiens et quatre fois moins que les Allemands. C’est le constat fait par Michel Nalet, directeur relations extérieurs  de Lactalis et président de la commission export de l'Association des industries alimentaires. Ania qui organisait mardi au Sial ses assises de l'alimentaire. « Il faut se donner comme objectif 50% des entreprises exportatrices » ajoute-t-il.

Un guide : Où exporter en 2015 ?

Face à une consommation morose en France et en Europe, les relais de croissance se trouvent désormais hors du Vieux continent.  De grands groupes comme Bonduelle, Bel, Danone ou Lactalis ne s'y sont pas trompés. "Plusieurs pays, en Asie, en Europe centrale ou dans le Golfe recèlent des opportunités parfois ignorées des entreprises françaises", souligne l'agence française pour le développement international des entreprises, Ubifrance, à l'occasion du lancement de son guide "Où exporter en 2015 ?" présenté mardi à Villepinte.

D’autant que la France ne manque pas d’atouts pour séduire les clients étrangers : les produits français bénéficient en effet d’une excellente image que ce soit en termes de qualité gustative que sanitaire.

Mais voilà, plus de 98% des entreprises agroalimentaires françaises sont des petites et moyennes entreprises, pas toujours « armées » pour partir à la conquête des consommateurs du bout du monde.  Résultat : en quelques années, la France a perdu sa place de deuxième exportateur alimentaire mondial. Elle est désormais au quatrième rang, derrière les États-Unis, les Pays-Bas et l'Allemagne.

Rapprochement entre Ubifrance et Sopexa

« Nous avons beaucoup de peine à capter la croissance internationale. Si nous ne  profitons pas de ce marché, nous nous privons de création de valeurs » regrette François Moury, directeur du pôle agriculture et agroalimentaire du Crédit Agricole.

"L'objectif c'est de revenir sur le podium. Il faut créer une vraie dynamique", plaide Jean-Philippe Girard, président de l'Ania. Un objectif  partagé par le gouvernement qui, en lien avec les entreprises, met en place une vraie offensive. Création d'un comité Asie, conquête du marché chinois à coup de visites présidentielles, référents régionaux pour les PME candidates à l'export. 

Au Sial, Stéphane Le Foll et le Premier ministre Manuel Valls n'ont pas manqué de souligner la nouvelle marque "Made in France, Made with love" (Fait en France avec amour, ndlr) qui sera déployée sur tous les grands salons internationaux et dans toutes les campagnes de publicité à destination des marchés étrangers.

Stéphane Le Foll estime également que les entreprises doivent s’appuyer sur les conseillers agricoles dans les ambassades pour faciliter les démarches à l’export. Enfin, un rapprochement entre Ubifrance et Sopexa, la structure chargée d'assurer la promotion de l’agroalimentaire à l'étranger, est en cours afin de rationaliser l'accompagnement des sociétés à l'export.

 

 

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