Industrie laitière : La grève du lait n'a plus de raison d'être »

SC avec AFP

Le président de la Fédération nationale des industries laitières (FNIL), Olivier Picot, estime que les grévistes du lait n'ont plus de raisons de continuer leur mouvement. L'OPL maintient son mot d'ordre.

« Quand on entend les demandes et les revendications qu'avaient certains syndicats minoritaires et les réponses qui ont été formulées par le ministre aujourd'hui, on ne voit pas bien quelles raisons supplémentaires auraient certains acteurs à poursuivre ce mouvement qui n'a pas grand sens si ce n'est d'exprimer le désarroi de certains », a-t-il estimé après une rencontre avec Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture.

Des aides financières d'urgence ont été débloquées en faveur des agriculteurs, a rappelé M. Picot, et le ministre a obtenu la convocation d'un conseil des ministres européens de l'Agriculture dès le 5 octobre. Selon Olivier Picot, cette grève du lait, qu'il a qualifiée aussi de « refus de vente », a fait « baisser la collecte de 7 à 8% en moyenne en France » tout en soulignant de fortes disparités d'une région à l'autre.

L'OPL pour le maintien de la grève

L'Organisation des producteurs de lait (OPL), une des deux organisations qui a appelé à la grève du lait en France, annonce, de son côté, le maintien « pour le moment » de son mot d'ordre, tout en reconnaissant des « avancées très très positives » sur le dossier.

L'OPL attend notamment des informations sur les projets de réorganisation de l'interprofession laitière à laquelle elle souhaite participer. Actuellement, seule la fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche de la FNSEA, y prend part.

Vers « une grève européenne des semis » ?

Les céréaliers de l'Organisation des producteurs de grains (OPG), autre branche de la Coordination rurale annoncent, de leur côté, envisager « une grève européenne des semis » face à la dérégulation du marché, dans le sillage de « la grève du lait » menée par des éleveurs.

« Les céréaliers s'associent aux revendications des éleveurs laitiers et les soutiennent dans leur combat pour obtenir un prix décent de leur production », écrivent la Coordination rurale et l'OPG dans un communiqué, ajoutant que « la situation des grandes cultures est tout aussi préoccupante ».

Publié par SC avec AFP

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