Innovation : Des vaches abreuvées avec du vent !

R. Saint-André

Saint-Antoine, un agriculteur a profité du Plan d'action territorial agricole du bassin du Célé pour s'équiper d'une éolienne qui puise l'eau nécessaire à l'abreuvement de son troupeau.

Jean-François Caumon n'en revient toujours pas. De son propre aveu, son éolienne tourne assez peu. Pourtant, la réserve d'eau pompée grâce à l'énergie du vent est toujours au moins au trois-quart pleine. Largement de quoi abreuver une cinquantaine de bêtes. Mardi, une visite de son installation, à Saint-Antoine (canton de Maurs) était suivie par une vingtaine d'éleveurs de Châtaigneraie. En préambule, le syndicat mixte du bassin de la Rance et du Célé a rappelé les subventions dont M. Caumon a profité et celles auxquelles les porteurs de projets peuvent prétendre. Le taux d'aides est à ce jour fixé à 60 %, y compris pour la gestion des effluents. Car comme l'a rappelé Mélanie Fayet du syndicat mixte : “Nous finançons les travaux qui servent l'amélioration de la qualité bactériologique de l'eau”.

Au moindre souffle, elle tourne...

L'écoconditionnalité de certaines aides a poussé Jean-François Caumon à réagir. Il reconnaît que les berges du ruisseau se dégradaient. Au moment où l'éleveur s'est posé la question de l'abreuvement sur ses îlots, le taux de subvention était plafonné à 70 %. Il a laissé entièrement les entreprises installer les nouveaux équipements. Sur ce site qui profitait déjà d'un puits, une éolienne de huit mètres permet de pomper l'eau stockée. Une réserve d'où, par gravitation, divers points d'abreuvement sont alimentés. “Depuis, je gagne un temps fou ! Au moins une heure par jour. Sans compter le gasoil économisé pour livrer les deux à trois tonnes à eau”, témoigne l'agriculteur. “Pour l'ensemble des travaux, dont six kilomètres de clôture, j'ai dépensé 18 briques. Une somme qui sera amortie en cinq ou six ans. Il m'aurait coûté plus cher de changer mon tracteur que je garderais quelques années de plus”, poursuit-il. La société Mistral, qui a installé l'éolienne, a expliqué le principe rustique de la pompe. Un tour de roue (de 2,35 m de diamètre) remplit l'équivalent d'un pot de yaourt. Mais au moindre souffle, elle tourne facilement et ce, 24 heures sur 24... “Soit un débit maximum de 500 à 600 litres par heure”, selon le spécialiste.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du cantal

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