[Inondations] La profession agricole demande l’état de catastrophe naturelle

[Inondations] La profession agricole demande l’état de catastrophe naturelle

Les syndicats agricoles interpellent les services de l’Etat, afin qu’ils viennent en aide aux agriculteurs victimes des intempéries.

Dans un communiqué, la FNSEA demande la prononciation, le plus rapidement possible, de l’état de catastrophe naturelle. Objectif : « débloquer les indemnisations nécessaires ». La FNSEA envisage aussi « d’autres mesures comme les exonérations de TFNB* ».

Pour l’association Orama, qui représente les producteurs de céréales et oléagineux, « il va falloir trouver des solutions pour prendre en compte dans un certain nombre de cas les dommages subis par les producteurs victimes d’inondations en grandes cultures qui ne sont pas éligibles aux indemnisations des fonds national de gestion des risques en agriculture ». Elle dénonce aussi « l’extrémisme réglementaire dont a fait preuve l’Etat ces dernières années en matière d’entretien des cours d’eau et des fossés ».

L’administration dans le viseur

Au sein de la Coordination rurale, même soutien affiché « aux populations en grande difficulté ». Le syndicat souhaite un placement des zones concernées en état de catastrophe naturelle. Il en appelle aussi à la responsabilité de l’administration. « L’urbanisation s’étale au fur et à mesure que les agriculteurs reculent et disparaissent faute de revenu », souligne le communiqué. La Coordination rurale défend le drainage agricole, qui « fait l’objet d’un dénigrement et d’une obstruction de l’administration, alors qu’il améliore les infiltrations d’eau dans le sol et réduit les ruissellements »

Mobilisation de l’Etat

Le ministre de l’agriculture, Stéphane le Foll, a "assuré les agriculteurs touchés par ces intempéries de la pleine mobilisation de l'Etat", dans un communiqué. Il a affirmé qu'une prise en charge serait "possible, dans les départements concernés, après étude par le Comité national de gestion des risques en agriculture des demandes de reconnaissance de l'état de calamité agricole pour les pertes éligibles au fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA)".

*Taxe foncière sur les propriétés non bâties

A lire aussi : Inondations : l'agriculture boit la tasse

Source Lise Monteillet (avec AFP)

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Commentaires 1

laurent

http://www.coordinationrurale.fr/inondations-recenser-les-degats-une-necessite/

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