Installation en élevage caprin : Marilyne Chaput : le choix des chèvres

Bénédicte Boissier

Installation en élevage caprin : Marilyne Chaput : le choix des chèvres

En septembre prochain, Marilyne Chaput installée agricultrice depuis le début de l'année en Combrailles, transformera en fromage, le lait de son exploitation caprine, et recevra le public dans sa ferme de découverte.

Après ses études agricoles, Marilyne Chaput a travaillé chez un pépiniériste. « Licenciée il y a 4 ans, j'ai du faire des petits boulots. Mais enfermée en usine cela ne me convenait pas. Je préfère les grands espaces (rire). »

A cette certitude, s'ajoutait son désir de pouvoir encore davantage, s'occuper de ses enfants : Clément, 7 ans, Léo, 2 ans aujourd'hui.
Elle savait également ce qu'elle ne voulait pas : « m'installer avec des vaches, » bien qu'elle soit fille d'éleveur charolais. En effet Martine Chanier sa mère, élevait une vingtaine de mères. (Bernard, son père travaille à l'extérieur).
« Je voulais conduire des petits animaux. J'ai hésité entre moutons et chèvres. J'ai eu le coup de coeur pour ces dernières… »

Bien réfléchir à comment conduire son exploitation

Bien réfléchir à comment conduire son exploitation

Se former au lycée et chez l'exploitant

Elle a préparé son Bprea de septembre 2007 à juin 2008, au lycée agricole de Marmilhat. « C'est là qu'on m'a recommandé de rencontrer le conseiller du secteur. »Ainsi Yves Tinquaut, chargé des dossiers Tourisme à la Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme, l'a très vite rencontrée.
« On s'est vus dès la rentrée. Il m'a guidée dans mes choix, et aidée à trouver des maîtres de stage.

Toutes les vacances scolaires, je les ai passées en formation. J'ai pu ainsi me rendre compte que faire pâturer les chèvres c'est mieux! J'aime bien voir différentes façons d'agir. Au départ je voulais faire du hors sol. Grâce à ma formation, j'ai changé d'avis. »

Marilyne a travaillé avec des éleveurs, qui transforment le lait de chèvre à la ferme. Un peu inquiète au départ : « je me suis dit que je n'arriverais jamais à tout faire… », elle a réfléchi à comment procéder différemment. Sur cette exploitation, en effet, on transforme en 2 temps. « J'ai constaté qu'on pouvait le faire en une seule fois, le matin, après les 2 traites. Ce qui me convient davantage. »

Du fromage de la ferme

La collecte de lait de chèvre n'étant pas assurée dans le secteur, Marilyne et son conseiller, ont articulé son projet d'installation autour de la transformation fromagère, avec vente à la ferme, mais aussi sur les marchés « Au départ je voulais tout vendre sur place. »

Mais à la suite de contacts avec l'équipe Diversification de la Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme, « je me suis rendu compte que faire les marchés ça rapporte. » Elle assurera donc une vente à Saint-Georges-de-Mons, Volvic, Châtelguyon. « Je pourrais également travailler avec des restaurants et des petits fromagers. »

 

Une ferme… à découvrir

« J'ai démarré avec 40 chevrettes, que j'ai élevées. Je les ai prises jeunes, car ce sont des animaux fragiles, auxquels on doit apporter vitamines et minéraux. Elles sont nourries à l'herbe, et je leur donne un mélange de céréales.»

Elle a constitué 2 lots : pour la production d'automne, et la reproduction. Elle revendra des chevrettes en reproduction, et des chevreaux pour la viande.

Marilyne concrétise également un projet cher à son coeur : ouvrir une ferme de découverte, « où je vais avoir tous les animaux de la ferme. Ce sera le zoo de la ferme ! »La Ferme des Pampilles« (*), pour le plaisir des petits et des grands, ouvrira dès cet automne.

* pampilles : petits grelots accrochés aux colliers des chèvres.

Matière grise et huile de coude

Yves Tinquaut, conseiller à la Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme, l'affirme : Marilyne a bien managé son projet, a fait preuve de courage et de ténacité, pour caler les plans, puis les devis à répartir selon les financements.
Avec l'aide de Bruno Maugues de l'Adasea, ils ont monté l'EPI, obtenu la Dja, des prêts bonifiés, des aides pour la diversification et le tourisme, en provenance notamment du Conseil Général du Puy-de-Dôme, du Conseil Régional d'Auvergne et de fonds européens.
L'aménagement des anciens bâtiments est assuré par des artisans locaux, « mais on s'est chargé de la démolition ! Nous sommes partis, explique Marilyne, d'une étable typique d'une agriculture vivrière, pour arriver à la fromagerie, la cave d'affinage moderne, les salles de ventes et d'accueil. On a prévu une rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite. »
Lionel, son époux, qui travaille à l'extérieur, va se charger des terrassements.

Un projet bien pensé pour assurer l'aménagement, dans les normes, d'anciens bâtiments

Un projet bien pensé pour assurer l'aménagement, dans les normes, d'anciens bâtiments

 

Dans les starkings blocs

Marilyne Chaput, afin de faire, d'ores et déjà, connaître son activité de transformation, et la prochaine ouverture de sa ferme découverte, a contacté les mairies, les écoles à 20 minutes aux alentours, « et j'ai senti un courant de sympathie… »
Elle a demandé à un professionnel de créer des panneaux, des plaquettes. La commune de Saint-Georges-de-Mons aménage des places de parking et de car « je l'en remercie vivement. ».
Sa mère Martine, va l'aider, à mi-temps, sur l'exploitation. « Elle est prête à partir en formation. Peut-être, pourrais-je ensuite, si tout va bien, l'engager à plein-temps. Mon père Bernard m'aide également beaucoup, par exemple pour cfaire les clôtures. » Les enfants Clément et Léo soutiennent leur maman. La preuve ? Ils demandent tous les jours « à aller voir les biquets ! »

Accueil à la Ferme et en Tourisme Rural

Marilyne Chaput a choisi d'adhérer à cette association. Elle a suivi des formations organisées par Accueil à la Ferme, notamment sur l'hygiène et la transformation du lait. « J'en ai retiré des enseignements. En effet le formateur m'a conseillé de faire de petits fromages, alors que je partais plutôt sur des gros. »
Contact Accueil à la Ferme et en Milieu Rural :
Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme. 04.73.44.45.52 (Monique Charreyre)

 

Monter un projet diversification

Adressez – vous à
Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme
Martine Falgoux
Monique Tournadre
Yves Tinquaut (ici sur la photo)
04.72.44.45.46

Source Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme

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