Interprofession : Un compromis sur le prix du lait a été trouvé

Sommés par le gouvernement de s'entendre sur les prix du lait, producteurs et industriels français ont finalement réussi à trouver un compromis pour le deuxième trimestre.

A la surprise générale, à l'issue d'une réunion avec la filière laitière, Bruno Le Maire a annoncé qu'un accord sur le prix du lait pour le deuxième trimestre avait été trouvé par l'Interprofession (entreprises, coopératives et syndicat). Cet accord, qui porte sur les prix du lait applicables du 1er avril au 30 juin, vise aussi à trouver une solution à plus long terme.

Les producteurs obtiennent l'assurance d'être payés au prix prévu dans l'accord de juin, comme ils le souhaitaient. La hausse devrait être en moyenne de 9 à 10% par rapport à la même période de l'an dernier, précise Henri Brichart, président de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL).

Trois indices complémentaires

Par ailleurs, l'interprofession va ouvrir des négociations pour fixer trois «indices complémentaires» pour définir à l'avenir les prix. Les tractations doivent aboutir avant le 31 mai afin que les prix pour le 3e trimestre tiennent compte des desiderata de toute la filière.

Le premier indice prendra en compte l'écart de prix entre le lait français et allemand, ce que réclamaient industriels et coopératives. Les producteurs ont obtenu pour leur part un indice des coûts de production du lait. Un troisième indice doit mieux tenir compte des cours mondiaux des produits industriels (beurre et poudre).

Jean-Michel Lemétayer : «Plus de raison de manifester»

Olivier Picot, président de la Fédération nationale des industries laitières (FNIL), a expliqué avoir signé ce compromis car il avait obtenu «en contrepartie» l'ouverture de négociations sur le différentiel entre la France et l'Allemagne. «Sur le court terme, ce compromis doit calmer les producteurs», a estimé pour sa part M. Brichart.

Même avis chez le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, qui a assuré que les producteurs de lait n'avaient « plus de raison de manifester ». Mardi matin encore, des éleveurs du Nord/Pas-de-Calais ont mené des actions dans une quinzaine de grandes surfaces de la région. Lundi soir, des agriculteurs de Picardie avaient déversé 20 tonnes de lisier et de fumier devant la préfecture à Beauvais.

Source d'après AFP

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