Introduction de bovins : bases sanitaires, risques de printemps

Christophe LE MAUX - Dr Didier GUERIN

Introduction de bovins : bases sanitaires, risques de printemps

Entrée de nouveaux animaux => Eviter l’introduction de nouvelles maladies dans votre élevage est une des quatre étapes de la « sanitaire’ attitude » (cf. article du 01/03/2013). La gestion de vos introductions d’animaux représente un axe d’action essentiel.

Introduction de bovins : bases sanitaires, risques de printemps

La biosécurité externe contribue àempêcher et/ou limiter l’introduction d’agents infectieux dans votre cheptel.L’application d’une méthodologie adaptée pour vos bovins introduits constitueune base primordiale. Elle s’appuie sur des mesures simples, peu onéreuses…dont le non-respect peut avoir des conséquences catastrophiques ! C’est pourquoi nous en avons fait un axed’action prioritaire avec des aides techniques et financières.

Une méthodologie à connaître et àréaliser avec vigilance et constance quelle que soit la saison ou les« pseudo-difficultés »

L’introductionde bovins s’appuie sur différentes étapes à connaître et à réaliser dans leurintégralité afin de ne pas hypothéquer l’avenir de votre élevage par uneomission qui peut sembler mineure mais s’avérer lourde de conséquences à courtou moyen terme. Le printemps représente une période où, en matièred’introduction, notamment de vos taureaux, vitesse et précipitation peuventêtre confondus. Il en est de même lorsque des « pseudo-difficultés »sont avancées (non-isolement, non-consultation statut de cheptel…). Cetteméthodologie peut se décliner en sept étapes (cf. illustration).

Introduction de bovins : bases sanitaires, risques de printemps

1 -  Un statut ducheptel d’origine à investiguer (IBR, paratuberculose)

Pourcertaines entités, le contrôle individuel est insuffisant voir inopérant. Ildemande donc à être complété par des informations sur le cheptel d’origine,c’est le cas pour l’IBR et, surtout, pour la paratuberculose. Pour l’obtentionde ces informations, notre site est à votre disposition ( www.gdscreuse.fr) où vous pouvez consulter l’appellation IBR d’uncheptel et la liste des élevages creusois sous apport de garantie conforme auréférentiel national en matière de paratuberculose. Ces éléments sont actualisésen continu et sont également disponibles sur simple demande auprès de nosservices.

2 -  Un Billet deGarantie Conventionnelle (BGC) à signer au moment de la vente

LeBGC est un outil technique et financier par lequel le vendeur et l’acheteurs’entendent sur l’annulation possible de la vente en cas de résultatspositifs vis à vis des maladies non-concernées par la rédhibition (maladie desmuqueuses, paratuberculose). Il est à signer au moment de la vente par les deuxparties. Il est à votre disposition chez votre vétérinaire, à GDS Creuse etdans les GDA. Avec la reprise possible des animaux en cas de résultatsdéfavorables, il permet aussi l’apport d’aides aux analyses par GDS Creuse.

3 -  L’introduction : l’achat maisaussi toute autre entrée dans le cheptel

Tout contactavec des animaux ou des moyens de transports extérieurs peut être source decontamination. Donc, tout prêt, mise en pension, participation à unrassemblement, retour de marché, passage d’un élevage à un autre pour untroupeau en copropriété, transport par un moyen « collectif »… est àconsidérer comme une introduction et requiert une application adaptée de laméthodologie.

4 -  Une identification adéquate du bovinet une adéquation entre l’identification du bovin et ses « papiers »à vérifier

L’identificationdes bovins est de la responsabilité de l’éleveur en charge du cheptel où lebovin est détenu. Il convient donc de vérifier la bonne identification du bovinlors de son entrée dans votre élevage et de refuser tout animal mal identifié. L’animalintroduit doit être accompagné de son passeport (« carton rose »)avec l’attestation sanitaire (ASDA ou « carte verte »). Il seravérifié l’adéquation entre les informations portées sur ces deux documents etle bovin, la mention de la date de départ et des informations relatives à l’ICA(cf. article du 29/03/2013) et la présence de la signature du précédentdétenteur. L’ASDA datée et signée est valable 30 jours. Le bovin ne peutpénétrer dans votre exploitation que si ces éléments sont conformes.

5 -  Un isolement du bovin à assurer… mêmeface au sentiment « d’urgence », notamment pour un taureau en cettepériode

Tout bovin introduit est en phase de stress dontl’importance est fonction des conditions de transport. Cela implique quel’animal est en déséquilibre immunitaire. De plus, s’il est passé par untransport collectif, il peut être infecté transitoire en BVD. Il est doncnécessaire d’attendre les résultats d’analyses et de l’isoler pendant 15 joursminimum après son arrivée, ce qui signifie que ce dernier ne peut être encontact avec les autres animaux de votre troupeau. Cet élément se révèleessentiel (de nombreux exemples pour l’illustrer) pour limiter la contaminationde votre cheptel par de nouvelles pathologies (maladies spécifiques mais aussigermes variés de diarrhées ou de grippes).

6 -  Une notification d’entrée à effectuerrapidement

Vous avez àeffectuer la notification d’entrée auprès de l’EDE dans les 7 jours qui suiventl’introduction. Cette obligation administrative sera nécessaire pour l’éditionde la nouvelle ASDA du bovin.

7 -  Un contrôle d’introduction à faireréaliser dans les 10 jours par votre vétérinaire sanitaire avec uneprescription des analyses adaptée et concertée

Le contrôleà l’introduction est à réaliser dans les 10 jours qui suivent l’introduction.Après relevé de l’identification du bovin et des conditions d’isolement, votrevétérinaire sanitaire, en concertation avec vous, détermine les recherches àeffectuer. Sauf cas de dérogation, la recherche IBR est obligatoire. Uneattention est portée sur les situations particulières nécessitant le dépistagebrucellose et/ou tuberculose avec une mention spécifique pour cette dernièremaladie du fait de sa recrudescence dans certains départements. Le dépistagevirologique BVD est réalisé systématiquement. Ensuite (cf. tableau), ilconvient d’investiguer de manière spécifique la paratuberculose et la BVD.

Des aidestechniques et financières de GDS Creuse

Lors de tout résultat d’analyse positif, nous prenonscontact auprès de votre vétérinaire sanitaire et de vous-même pour étudier lesactions complémentaires à mettre en place.

Nous prenons en charge pour nos adhérents, avec laparticipation du Conseil Général, le dépistage systématique virologique BVD PCRet 50% des frais des autres analyses lors de l’utilisation du BGC.

Le suivi des échanges d’animaux, une étapeessentielle de la « sanitaire’ attitude »

Une gestion adéquate des introductions représente une desbases de la gestion sanitaire de votre troupeau. Chaque entrée nécessite uneattention afin de définir les mesures en fonction des cas particuliers. Celamontre la nécessité d’une discussion spécifique avec votre vétérinairesanitaire lors de chaque introduction. Pour toute information complémentaire,n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire sanitaire ou GDS Creuse.

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