Italie : Parmalat rejette l'OPA de Lactalis

Le groupe italien Parmalat a rejeté l'offre publique d'achat (OPA) de Lactalis, la jugeant trop basse. Lactalis ne compte pas relever son offre.

Parmalat, qui avait chargé la banque américaine Goldman Sachs d'examiner les termes de cette OPA, a annoncé que son conseil d'administration avait « décidé à l'unanimité (...) que le prix offert ne représente pas la valeur du capital économique de Parmalat dans le cadre d'une prise de contrôle ». Le groupe italien n'indique pas en revanche quel prix il jugerait acceptable.

Lactalis n'a pas encore réagi à cette annonce mais Antonio Sala, président de la filiale Italie et directeur général du groupe, avait fermé la porte à toute surenchère, martelant que « le prix est celui » annoncé. L'OPA de Lactalis étant volontaire et n'ayant pas été imposée par l'autorité boursière, le français n'a aucune obligation de relever son offre, qui devient en pratique hostile en raison du rejet de Parmalat.

Après être monté au capital de Parmalat en mars et avoir atteint près de 29%, Lactalis a pris tout le monde de court en annonçant le 26 avril le lancement d'une OPA à 2,60 euros par titre sur le reste du capital pour 3,375 milliards. Mais à ce niveau, le prix de cette OPA est inférieur aux 2,80 euros par titre payés par Lactalis en mars pour racheter les 15,3% détenus par trois fonds d'investissement.

Le groupe français fait toutefois valoir que le prix de 2,60 euros représente une prime de 21,3% par rapport au cours moyen de l'action Parmalat durant les douze mois ayant précédé l'annonce de l'offre. Les analystes s'attendent à ce que les actionnaires vendent leurs titres malgré le rejet de Parmalat.

L'OPA de Lactalis, qui a reçu vendredi le feu vert de l'autorité boursière italienne, se déroulera du 23 mai au 8 juillet. Son succès est conditionné à la détention d'au moins 55% du capital. Sur le plan social, Lactalis a su en revanche rassurer les syndicats italiens qui ont apporté lundi leur soutien à l'offre, estimant que le rapprochement entre les deux groupes aurait des répercussions positives en termes d'emploi.


Source d'après AFP

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