JA d'Île-de-France : Des « effigies de pendus » dans les champs

JA d'Île-de-France : Des « effigies de pendus » dans les champs

Les Jeunes Agriculteurs (JA) d'Île-de-France ont exposé plusieurs mannequins « pendus » dans la campagne francilienne pour symboliser le désespoir de la profession.

Les agriculteurs d'Île de France ont installé durant la nuit de mardi à mercredi des «pendus » aux bords des champs, visibles par l'ensemble des franciliens. Choquer ! C'est l'objectif de cette action syndicale. «Violence de l'image, qui est un cri de désespoir de toute une profession, qui se sent abandonnée à son sort par les politiques », explique les Jeunes Agriculteurs dans un communiqué.

Cette action veut symboliser, « d'une part le rôle de ‘pantins' que sont devenus les agriculteurs dans un commerce hyper mondialisé (...), et d'autre part les ‘oubliés' de la vie économique nationale, éconduits à un simple rôle environnemental » expliquent-ils.

Ils protestent notamment contre le silence du Président de la République, ainsi qu'au sein du Gouvernement, qui n'a mis en place aucune mesure suite à la manifestation des jeunes agriculteurs du 27 avril «Tracteurs dans PARIS ».

Une situation alarmante

Cette nouvelle manifestation se tient alors que le Sénat examine le projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche (LMAP) qui vise à assurer des revenus stables aux agriculteurs et à préparer le secteur à la politique agricole commune (PAC) de l'après 2013. Les céréaliers sont particulièrement remontés car ils font face cette année à une baisse des aides européennes tandis que le prix du blé a baissé sur les marchés.

De son côté, la chambre interdépartementale d'agriculture d'Île-de-France souligne la situation «alarmante» de la plaine francilienne. « Les céréales sont cédées à 130 euros la tonne, ce qui oblige les agriculteurs à vendre entre 60 et 70% en dessous de leurs coûts de production », affirme-t-elle.

Selon elle, avec les baisses des aides européennes, il faut s'attendre à une cessation d'activités prévisionnelle pour un quart à un tiers des exploitations.

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier