JA : Jeunesse et engagement ont encore un sens”

Eva Di Zappalorto - LA VOLONTÉ PAYSANNE

Axe majeur des JA, le renouvellement des générations en agriculture était au programme des discussions de leur 45e congrès national du 7 au 9 juin à Rodez.

Alors qu'il participait à la visite du Président de la République en Charente autour d'un plan sécheresse pour les éleveurs, le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire a rejoint les Jeunes agriculteurs réunis en congrès national à Rodez jeudi après-midi. Quelque peu chahuté sur ce retard, il a néanmoins conclu le congrès. S'il a beaucoup évoqué les mesures décidées par le gouvernement pour faire face à la sécheresse, l'affaire dite “des concombres”, sa politique de long terme pour l'agriculture nationale, européenne et nationale, l'environnement,... pas un mot sur l'installation et le renouvellement des générations en agriculture. Pourtant, ce thème, axe majeur chez les JA, était à l'ordre du rapport d'orientation qui a animé les débats de ce 45e congrès. Jean-Michel Schaeffer, président national, a d'ailleurs rappelé la responsabilité des JA dans l'accompagnement des jeunes porteurs de projet. “Nous sommes en plein dans le défi alimentaire, nous avons besoin de l'agriculture et c'est motivant pour nous !”, a-t-il lancé. “Nous devons trouver des solutions pour répondre au défi démographique. Il est en effet de notre responsabilité chez JA que tous les jeunes qui ont un projet puissent le réaliser.” Le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, a lui qualifié l'installation de “stratégique. “C'est très bien, aujourd'hui nous devons y mettre les moyens en créant les conditions d'accessibilité à l'agriculture, en proposant des solutions pour les installations de demain”, a poursuivi Jean-Michel Schaeffer, militant pour “une politique d'installation coordonnée”.

“Jeunes, pleins d'espoir mais pas naïfs”

Le rapport d'orientation des JA portait donc sur le mode de financement de l'installation et sur la construction des revenus des agriculteurs. Et pour répondre à ce défi alimentaire, les JA, avec la FNSEA, ont réuni les 16 et 17 juin, les 120 organisations agricoles du monde à l'aube de la réunion des ministres de l'agriculture du G20. “Nous voulons faire entendre la voix des paysans en matière de régulation des marchés agricoles et de lutte contre la spéculation financière”, a rappelé Jean-Michel Schaeffer. “Nous sommes jeunes, pleins d'espoir mais nous ne sommes pas naïfs”, a-t-il prévenu refusant le chaos des marchés et la paupérisation des agriculteurs et militant pour le développement de l'agriculture. Pour que les agriculteurs soient acteurs de leur avenir, les JA misent sur le collectif. Pour Jean-Michel Schaeffer, la réussite passe par l'interprofession et l'organisation des filières. “Mais c'est au ministre de l'Agriculture de donner l'impulsion”, a-t-il déclaré à l'attention de Bruno Le Maire. “Une production d'avenir est une production portée par une filière avec des acteurs impliqués qui se sont fixés un cap”, a martelé le président des JA.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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