Jean-Marc Ayrault annonce un "pacte d'avenir" pour la Bretagne

S C avec AFP

Jean-Marc Ayrault  annonce un "pacte d'avenir" pour la Bretagne

Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi la mise en place d'un "pacte d'avenir" pour la Bretagne en crise qui comprend à la fois des mesures d'urgence et des "actions plus durables".

Parmi les mesures d'urgence, le Premier ministre a annoncé le déblocage de 15 millions d'euros pour aider les entreprises agroalimentaires, ainsi que la reprise par la communauté de communes de Landivisiau (Finistère) du site de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau.

"L’État n'abandonne personne, c'est sa responsabilité de tout mettre en oeuvre pour préserver l'emploi et créer de nouvelles perspectives", a expliqué M. Ayrault à l'issue d'une réunion à laquelle participaient une douzaine de ministres. Les salariés des entreprises menacées de fermeture se verront ainsi chacun "proposer un contrat de sécurisation professionnelle renforcé qui garantit le maintien de 97% du salaire net pendant une année", a annoncé M. Ayrault.

Écotaxe : les véhicules agricoles ou "affectés à la collecte de lait » exonérés

Concernant l'écotaxe poids-lourds, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier et contre laquelle protestent les milieux économiques bretons, M. Ayrault a assuré que cette question serait "traitée avec la plus grande attention". "La Bretagne est une région périphérique, où les distances pèsent plus lourd qu'ailleurs", a-t-il admis.

"L'Etat a déjà accordé une réduction de 50% du montant de cette écotaxe et exclu du réseau taxé la route nationale 164 qui est l'axe vital de la région pour le secteur agroalimentaire", a rappelé Jean-Marc  Ayrault. Il a précisé que les véhicules agricoles ou "affectés à la collecte de lait" seraient exonérés de cette taxe. Le suivi de ces mesures sera assuré par Gilles Ricono, jusqu'ici directeur de cabinet du ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, et qui va rejoindre le cabinet du Premier ministre.

Pour soutenir les entreprises qui connaîtraient des difficultés de trésorerie, la Banque publique d'investissement (BPI) va aussi "renforcer son action en Bretagne dans les semaines à venir". La BPI et le Programme d'investissements d'avenir concourent déjà au total au développement économique de la région à hauteur d'environ 1 milliard d'euros

Jacques Jaouen : « la Bretagne ne s’en sortira que par elle-même »

 Dans un communiqué, Jacques Jaouen, président de la Chambre régionale d'agriculture de Bretagne estime que « les mesures annoncées ce jour par le premier ministre ne règleront rien ». Pour lui, « la Bretagne ne s’en sortira que par elle-même. Il faut libérer nos énergies et redonner de la capacité d'entreprendre et d’innover », ajoute-t-il.

Il en appelle à tous ceux qui veulent faire avancer la Bretagne. «Engageons-nous dans une stratégie agro-industrielle régionale avec une seule finalité : maintenir sur notre territoire une économie forte, compétitive et durable. Et surtout qu’on nous laisse décider nous même de notre avenir ! »

 

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