Jeunes agriculteurs : Concilier travail, qualité de vie, et revenus

Christian Fournier

Pas de production sans qualité de vie” : c'est sur ce thème que le 52e congrès des JA s'est ouvert à Saint-Flour au lycée agricole, vendredi 2 avril.

Après un rapport d'activités témoignant “d'une année 2009 particulièrement difficile”, les Jeunes agriculteurs ont largement développé leur vision de l'avenir. Un avenir qui passe selon eux par une révision du Projet agricole départemental, lequel n'est “plus adapté à la dimension des exploitations cantaliennes”, ont-ils expliqué le 2 avril lors d'un congrès qui n'a pas fait exception à la règle, avec des équipes cantonales qui ont fait leur show. Des saynètes sur le registre de l'humour corrosif de ces “exploitants exploités” et pleines d'auto-dérision pour repeindre, l'espace d'une soirée, la crise en rire. Ce que revendiquent les Jeunes agriculteurs ? Une amélioration de leur qualité de vie, de leurs conditions de travail, de leurs revenus… En ce sens, ils ont émis une foule de propositions : favoriser l'installation des jeunes avec des prêts bonifiés à l'installation révisés, un plan de modernisation des bâtiments d'élevage plus ambitieux avec des plafonds qu'ils voudraient voir portés de 90 000 à 120 000 euros, des taux subventions majorés et le délai minimum entre deux projets ramené à deux ans “pour répondre aux éventuels besoins de développement des exploitations”.

Pour une Pac régulée

Des demandes au-delà des “4,9 millions d'euros de soutien de l'État à l'installation dans le Cantal maintenus en 2009”, comme le précisait le préfet, Paul Mourier. Ce dernier annonçait en outre “1,42 million d'euros supplémentaires au titre du Plan spécial d'intervention”. Patrick Escure, président de la FDSEA, ne manquait pas de son côté de rappeler que “près de 20 millions d'euros sont attendus en avril avec les nouveaux DPU issus du bilan de santé de la Pac”. Une politique agricole commune qui selon lui se doit d'être “plus réactive et plus facilement modulable”, qui doit aussi permettre “la régulation des marchés par le volume et les prix”. Des prix qui, pour les Jeunes agriculteurs, restent le nerf de la guerre pour assurer leurs revenus. Enfin, la question du foncier s'est trouvée illustrée à travers la question soulevée par les JA du canton de Montsalvy, déplorant que le kilowattheure issu du photovoltaïque installé au sol soit mieux payé que celui sur les toits des bâtiments… Une injustice également dénoncée par Patrick Bénézit, lequel a indiqué que “la FDSEA a lancé des recours” contre ces nouveaux tarifs. Quant à Louis-François Fontant, président de la Chambre d'agriculture, il s'est déclaré “clairement défavorable à l'installation au sol tant que les équilibres actuels ne sont pas changés. Notre souhait restant cependant que la production d'énergie entre dans les productions agricoles”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Source L'Union du Cantal

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier