Journée de l’installation : l’expérience des uns est profitable aux autres

C. Fournier

Les JA du Cantal ont souhaité communiquer leur expérience pour aider les futurs éleveurs.
Les JA du Cantal ont souhaité communiquer leur expérience pour aider les futurs éleveurs.

S’installer ne s’improvise pas. Pour bien s’en persuader, les classes de premières et terminales du lycée agricole étaient conviés par les JA à une Journée de l’installation.

 

C’est sur le thème : “Se former avant de s’installer” qu’était construite cette nouvelle Journée de l’installation organisée le 9 mai au lycée agricole de Saint-Flour par les JA du Cantal. “L’objectif est, d’une part, de montrer l’importance des études pour s’installer, mais aussi que travailler avant est également très important. Qu’il y a des compétences à acquérir. Pas se former seulement d’un point de vue technique mais aussi en tant que chef d’entreprise”, indiquait Armony Blayac, animatrice des JA. “Le métier se professionnalise de plus en plus et la formation est prioritaire pour créer son avenir”, soulignait Benoît Aurière, le président des JA. Dans cette optique, différentes expériences étaient exposées aux lycéens, répartis en deux groupes pour plus d’échanges au cours desquels le prix de la terre et l’importance du capital à investir pour s’installer étaient évoqués par des lycéens.

Dégager un revenu

 

Ainsi, Benoît Julhes, nouveau responsable du groupe installation des JA du Cantal, confiait-il sa propre expérience : “Nous avons pour objectif de faire en sorte que vous puissiez vous installer le mieux possible et en retour connaître vos attentes”. Installé à Badaillac depuis un an avec son père, le chemin n’était pas si tracé pour lui : “J’avais toujours en tête de reprendre l’exploitation mais sans trop me soucier du comment. Entré au lycée agricole, plus la date du bac approchait, indispensable pour bénéficier des aides à l’installation, plus je me disais qu’il fallait que je trouve un projet pour me dégager un revenu d’exploitation. Mon père en avait un, mais il en fallait évidemment deux…” Mais sa quête a besoin de mûrir et Benoît Julhes se tourne alors vers la poursuite des études en BTS et opte pour l’agro-alimentaire : “Je trouve là un autre milieu, en entreprise, avec les avantages du salariat, puis je m’oriente vers l’élevage et la production”. Un travail d’animateur aux JA, puis pour la coopérative Altitude, dans la filière porcine, orientent son choix : se tourner vers la production de porcs. “L’expérience salariée m’a conduit en fait vers une production que je ne connaissais pas. C’est devenu une passion et j’ai bâti alors mon projet sur cette production que je mène depuis un an, aux côtés de mon père qui poursuit son élevage bovin.” Benoit Julhes a ainsi monté un atelier naisseur engraisseur d’une centaine de truies. “C’était un pari, mais ce projet m’a bel et bien permis de sortir ce fameux revenu, indispensable à mon installation et de faire des rencontres qui m’ont pas mal aidé à bâtir ce projet.”

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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