Journée de mobilisation pour les éleveurs

MB avec AFP

Journée de mobilisation pour les éleveurs
Lescar : opération coup-de-poing des agriculteurs cette nuit. Source : Facebook Jeunes Agriculteurs Syndicat

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont appelé leurs adhérents en région à se mobiliser aujourd’hui pour soutenir les éleveurs en attente de mesures d’urgence pour faire face à la hausse de leurs charges.

Ce matin, un grand nombre d’actions étaient prévues devant les préfectures ou sous-préfectures. « Empaillages », reconstitutions de fermes ou « lâchages de chariots de grande surface », ces initiatives vont être accompagnées d’un cahier de doléances déposé par les manifestants, avec comme première revendication une revalorisation des prix par les transformateurs et les distributeurs. « Les éleveurs doivent pouvoir répercuter la hausse de leurs coûts de production, en particulier, la flambée des prix de l'alimentation animale » explique Xavier Beulin, patron de la FNSEA.

Les éleveurs demandent une hausse de 3 centimes sur le litre de lait. En 2012, leurs charges ont augmenté de 30 euros pour 1.000 litres, soit près de 10% de leur prix de vente. Le sujet est en négociation mais bloque pour l'instant sur la proposition de certaines enseignes (Auchan, Carrefour, Casino, Cora et Monoprix) qui "n'est pas acceptable en l'état" pour les agriculteurs.

Premières actions

C’est dans les Pays de la Loire que les éleveurs ont entamé à l’avance les revendications. Jeudi soir, près de 500 agriculteurs accompagnés d'une cinquantaine de tracteurs ont convergé sur la préfecture de Vendée à La Roche-sur-Yon. Autour d’un grand feu, les manifestants ont accroché des caddies de supermarchés ainsi que des panneaux publicitaires aux marques des enseignes de la grande distribution aux grilles de la préfecture. Joël Limouzin, président de la FDSEA de Vendée, a souligné que « l'envolée des prix, des charges » touchait toutes les productions animales. « On veut des signes tangibles dans les semaines qui viennent », a-t-il réclamé.Les agriculteurs étaient également réunis à Angers et à Nantes.

A Besançon, entre 140 et 200 agriculteurs, d'après la police et les organisateurs, étaient réunis cette nuit pour manifester. « Nous sommes là pour crier que l'élevage est en crise », a déclaré à Eric Liegeon, secrétaire général de la FDSEA du Doubs. Mickaël Courtet, président des Jeunes agriculteurs du Doubs, dénonce également des « contraintes environnementales et de nouvelles normes toujours plus élevées par rapport aux moyens financiers qui les accompagnent », alors que « la modernisation des bâtiments agricoles est un vrai combat à mener ». Les manifestants se sont réunis à 20 heures avant de défiler dans les rues du centre-ville de Besançon au son de clarines. Ils se sont rendus devant la préfecture, où une délégation a été reçue. Les manifestants ont déversé des dizaines de chariots de supermarchés devant la préfecture et des hommes, accompagnés de vaches et de moutons, ont revêtu des tenues de bagnards pour symboliser l'agriculture prisonnière de la grande distribution.

Ces actions devraient se poursuivre toute la journée dans les différentes régions de France, Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, expliquait que plus de 70 départements ont prévu de participer.

Publié par MB avec AFP

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Commentaires 11

yves46

sans prendre de position ni politique ni syndicale je demande aux intervenants de regarder ce qui avait été dit par les deux bords : les GMS et les divers syndicats .Tous avaient prédit un engorgement du marché laitier = qui avait dit qu'on allait manquer de poudre de lait en ce moment?
Qui a dit que de soutenir les grandes surfaces des opportunistes nous mèneraient à la dégradation de la qualité des produits (affaire cheval).Les instances officielles connaissent elles les raisons du marasme élevage ? C'est plus facile de contrôler un petit artisan ou éleveur transformateur que la grande distribution . On ne peu se passer d'elle mais au lieu de faire des leçons ils devraient reconnaitre qu'ils ne payent leurs produits que bien après les avoir vendus et font du chantage quand un éleveur doit vendre du vivant non stockable
Si chacun se mettait à sa place on pourrait entrevoir des solutions sécurisantes qui valoriseraient de bons produits

pietin 113

Tout a fait d'accord avec toi GEO.

geo

@Flodu61700: A quoi sert ce commentaire si ce n'est à vanter le syndicat majoritaire? Permettez moi de vous dire que c'est quand même dommage de prendre sur votre temps pour défendre une telle cause (surtout lorsqu'on parle d'un combat pour défendre l'élevage).

Pour revenir au débat, il est évident que les GMS restent la cible la plus facile pour la simple et bonne raison que les élus chambre ne siègent pas. Dès qu'un syndicat qui détient les rennes de l'industrie agro-alimentaire veut la remettre en cause, forcément ça devient beaucoup plus délicat. Le combat mené est un faux combat qui ne mènera à RIEN. On en reparle dans un an.

martine

Avi 51 :1600 T (ton besoin en céréales) - 350 T(ta production) = 1250 T(achat) x 100€/T (augmentation des céréales)=125000€!! De charges céréales en plus! Pour faire des sous , les GMS compressent leurs achats . Toi , tu es heureux de payer des charges en + ?? 125000 € ,une paille...!! Pas de répercutions dans ton résultat ? TROP FORT !!

flodu61700

arrêtons de nous diviser si vous voulez défendre le si peut d'éleveur pi si vosu êtes pas content ba présentez vous faites un syndicat c bien le pluralisme mais apres quand tu vois la conf et la cordination rurale depuis 20 ans jamais passé ds les élections quelque soit et puis monsieur beulin détient sofiprotéol pour défendre la protéine intra france colza lin tournesol local francais c écologique économique durable cré de l'emploi en france mieux que ce qui pleure en utilisant du soja à 550€ tonne car plus on aura de quantité plus on aura moyen de jouer sur le prix en déflation bref un peu d'intelligence voyons la fnsea c fédé des syndicats et non pas d'un syndicat c du français maintenant pesait 1% de poids économique face aux grandes distributions c peu donc il faut des outils juridiques et là on pourra en rond de table négocier mais arrêter de lamenter face à desgens qui en plus de leur boulot passe du tps en réunion à se casser la tête pour l'interêt générale normale qu'il soit indemniser de leur frais de transport... et le temps passé à ca

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