Jusqu'au 3 mai 2009 : Régime banane et canne à sucre à la Cité des Sciences

SC

La Cité des Sciences à Paris consacre, du 7 octobre au 3 mai 2009, une exposition sur la culture de la banane et de la canne à sucre dans les départements d'outre-mer français.


Sur un parcours ramassé, le visiteur passe d'une mûrisserie de bananes à une sucrerie qui retrace les étapes de la production sucrière. Des panneaux d'information assurent un rappel historique sur l'esclavage et le commerce triangulaire, et informent sur ces deux cultures dans l'économie d'aujourd'hui.

Un laboratoire présente des vitroplants des bananiers destinés à être replantés et permet d'observer la distillation du jus de canne fermenté en rhum, alcool ou éthanol. En bas de la rampe d'accès qui mène à l'exposition est exposé un conteneur réfrigérant du type de ceux qui assure le transport des fruits cueillis verts, à 13°C. Le mûrissage s'effectue à l'arrivée en métropole dans des chambres ventilées à 16°C. Sont aussi abordés les ravages de la chlorodécone, un insecticide interdit depuis 1993, qui a durablement contaminé les sols.

Aujourd'hui, la banane antillaise contient beaucoup moins de pesticides que la banane « dollar » d'Amérique latine, assure M. Zanoletti de l'Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique, partenaire de l'exposition.

A l'opposé de l'image d'agriculteurs assistés qu'ils ont parfois, les quelque 700 planteurs de banane et 7.000 à 8.000 planteurs de canne des quatre DOM (Réunion, Guyane, Martinique et Guadeloupe) « reçoivent une aide proportionnellement moins importante que les céréaliers » en métropole, assure Paul Luu, directeur de l'Office de développement de l'économie agricole des départements d'outre-mer (Odeadom), à l'origine de l'exposition.

Source AFP

Publié par SC

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier