L’agriculture bio toujours en forte croissance

Lise Monteillet

L’agriculture bio toujours en forte croissance

L’agriculture biologique connaît une « croissance historique » affirme Didier Perreol, le président de l’Agence bio. Chaque jour, 21 exploitations se sont converties en bio sur les six premiers mois de l’année.

Le bio « confirme son envol » selon l’Agence bio, qui tenait ce matin sa conférence de presse de rentrée. Au 30 juin 2016, la ferme bio comprenait 10 % d’exploitations en plus qu'à la fin de l'année précédente, ce qui représente 20 % de surface supplémentaire. Le marché bio représente 6,9 milliards d’euros en 2016, en hausse de 20 %.

En France, 7,2 % des exploitations agricoles sont désormais converties en agriculture biologique. Sur les 1,57 million d’hectares bio, 260 000 ha sont en première année de conversion. Cette croissance très rapide aurait conduit à l’assèchement des enveloppes consacrées au soutien de l’agriculture biologique. Pour l’avenir, l’agence bio affirme réfléchir sur la nécessité de « cibler des priorités » concernant certaines filières ou régions. Comment réviser le plan national pour l’agriculture biologique ?  Le sujet sera en discussion lors des prochaines assises de la Bio, prévues le 14 novembre.

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Moins de produits importés

L’offre demeure encore insuffisante dans certains rayons. Par exemple, la charcuterie bio est quasiment introuvable en grandes surfaces. Néanmoins, 76 % de la consommation bio était néanmoins produite en France, fin 2015. L'importation de produits bio serait donc en diminution. 

Peut-on établir un profil type de l’agriculteur fraîchement converti ? Il est « souvent en proximité avec d’autres producteurs passés en bio, on remarque un effet d’entraînement », souligne Florent Guhl, le directeur de l’Agence bio. « Une partie des producteurs de lait qui sont passés en bio l’ont fait car le prix du lait est catastrophique en conventionnel », soulignent les représentants de l’Agence bio. Dans ces conditions, pas question de reproduire les erreurs du passé. « Nous essayons de ne pas nous retrouver en situation de sous production ou de surproduction, avec une chute des prix que personne ne souhaite », insistent-ils. L'Agence bio travaille sur la mise en place d’un observatoire des prix avec FranceAgriMer. 

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