L'agriculture : Un secteur qui redresse la tête sauf dans l'élevage

Après deux années difficiles en 2008 et 2009, en raison de la chute des prix, les agriculteurs, qui se retrouvent pour le traditionnel Salon de l'Agriculture, redressent la tête, sauf dans le secteur de l'élevage où la situation demeure tendue.

Part du secteur dans la richesse nationale

La part de l'agriculture et de l'agroalimentaire ne cesse de diminuer dans l'activité économique. Celle-ci a chuté de plus de moitié dans le produit intérieur brut (PIB) depuis 1980, passant de 7,5% à 3,2% en 2009. Cette chute s'explique essentiellement par la baisse des prix des produits agricoles depuis 25 ans.

En 2010, en raison d'un très net redressement des prix par rapport à l'année précédente, la valeur de la production agricole (végétale et animale) s'accroît de 6,4%, à 64,4 milliards d'euros.

Emploi

En 2009, les secteurs agricole et agroalimentaire employaient plus de 1,3 million de personnes, soit 5,2% de l'emploi total national, moitié moins qu'en 1980. Cette baisse est sensible dans l'agriculture dont la part dans l'emploi total est passée de 9,5% à 4%.

Exploitations agricoles

Le nombre des exploitations agricoles a été divisé par près de deux en une vingtaine d'années pour s'établir à 507.000 en 2007. Il recule d'environ 3% par an. Parallèlement, les exploitations sont de plus en plus grandes: en 2007, la surface moyenne était de 77 hectares contre 42 ha vingt ans plus tôt. Les exploitations de plus de 100 ha ont progressé de 4%, tandis que celles de moins de 50 ha ont reculé de 9% depuis 2005.

La superficie agricole utilisée (SAU) diminue régulièrement depuis un demi-siècle au profit des bois et forêts, ainsi que de l'urbanisation. En 2009, les terres agricoles représentaient 29,3 millions d'hectares, soit une baisse de 1,8% depuis 2000, mais de près de 15% depuis 1950.

Revenus

Après une forte hausse du revenu dans les années 90, la tendance s'est inversée à la fin de la décennie jusqu'en 2005. Puis 2006 et 2007 ont connu à leur tour une hausse exceptionnelle en raison de la flambée des prix des céréales. Mais un nouveau recul tout aussi exceptionnel est intervenu en 2008 et 2009, du fait de la dégringolade des cours des matières premières agricoles et de l'envolée des coûts de production.

En 2010, les revenus des agriculteurs français sont repartis à la hausse
(+66%) mais cette embellie, liée en grande partie à la flambée du prix des céréales, ne suffit pas à compenser le retard accumulé, masquant de fortes disparités selon les productions.

En Europe

En valeur, la France reste la première puissance agricole européenne même si sa part (18%) s'est réduite ces dix dernières années. Elle devance l'Allemagne (13%) l'Italie et l'Espagne. En 1998, la part de la France s'élevait à 20% tandis que celle de l'Allemagne est restée à peu près stable. Les nouveaux Etats membres, comme la Pologne et la Roumanie, ont contribué à cette redistribution des cartes.

Excédent agroalimentaire

En 2010, grâce à l'exportation record de céréales et à une reprise des ventes des vins et spiritueux, l'excédent agroalimentaire a atteint 8 milliards d'euros, en hausse de 2,7 milliards par rapport à 2009. Cette hausse n'a toutefois pas permis de retrouver les niveaux atteint en 2007-2008 lors de la précédente flambée des prix des matières premières agricoles.

Source AFP

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