L’agroalimentaire, un des secteurs d’avenir pour équilibrer la balance commerciale

L’agroalimentaire, un des secteurs d’avenir pour équilibrer la balance commerciale

Quatre grands secteurs d'avenir, dont l’agro-alimentaire, et 47 pays, seront au centre de la stratégie de la France à l'exportation, afin de parvenir à équilibrer sa balance commerciale hors énergie d'ici 2017, a annoncé lundi la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq.

Cette définition de couples pays-produits est destinée à guider l'intervention des pouvoirs publics en France et à l'étranger ainsi que des régions avec les entreprises, a expliqué la ministre lors d'une conférence de presse. Ces quatre "grandes familles" de produits et de services ont été choisies pour leur fort potentiel à l’exportation.

Elles se résument en quatre expressions : "mieux se nourrir", "mieux se soigner", "mieux vivre en ville" et "mieux communiquer", a précisé la ministre. « Mieux se nourrir » concerne : "qualité et diversité des produits, sécurité et traçabilité alimentaire, diététique, mais aussi équipements agricoles ou destinés à l’industrie agroalimentaire". Parmi les pays cibles dans ce secteur figurent : Chine, États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume Uni, Belgique, Pays Bas, Corée du sud, Pologne, Canada, Émirats Arabes Unis, Russie, Tunisie, Maroc, Algérie, Brésil, Singapour, Arabie Saoudite, Kazakhstan, Ukraine et Mexique

47 pays représenteront 80% de la demande mondiale en 2022

"Nous avons identifié une liste de 47 pays qui représenteront 80% de la demande mondiale en 2022", a précisé le directeur général du Trésor Ramon Fernandez, en présentant lundi les résultats de l'étude. "Il se trouve que ces 47 pays reçoivent déjà aujourd'hui 80% des exportations françaises", a-t-il indiqué.

Ces pays "comprennent des pays développés dont dix membres de l'Union européenne, les grands émergents dits BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) mais également des pays émergents de taille moyenne dont on sait que leur forte croissance les classera parmi les principaux acteurs de la demande mondiale à l'horizon 2022", a expliqué M. Fernandez.

Un déficit hors énergie évalué à 26 milliards d'euros

Le poids des pays développés dans les importations mondiales a vocation à décroître et devrait passer de 70% actuellement à 64% en 2022 tandis que celui des pays émergents sera de 36% (dont 20% pour les BRICS et 16% pour les émergents de taille moyenne) contre 30 actuellement. Les importations mondiales supplémentaires en 2022 par rapport à celles de 2012 sont estimées à 3.400 milliards d'euros dont la moitié seront le fait des émergents, l'autre des pays développés, précise l'étude.

La France subit depuis le milieu des années 2000 une accélération de son déficit commercial après avoir connu des périodes alternées d'excédents et de déficits. Le déficit de ses échanges de biens avec le reste du monde a atteint un record absolu de 73,3 milliards en 2011, selon les derniers chiffres des Douanes. Son déficit hors énergie est actuellement évalué à 26 milliards d'euros.

Source AFP

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