“L’écharpe n’est pas la première chose que je recherche”

Marie Varnieu

“L’écharpe n’est pas la première chose que je recherche”
Michel Besombes (à gauche) évoque plus de “facilités” que de “difficultés” à exercer son mandat.

Depuis qu’il est maire de Saint-Étienne-de-Carlat et surtout conseiller communautaire, Michel Besombes n’a pas passé une journée entière sur son exploitation.

Maire “malgré lui” comme il dit, et pourtant, il repart ! Michel Besombes, 44 ans, a visiblement bien apprécié sa première mandature, candidat “par hasard” en 2001, poussé par une équipe locale “en réaction à la municipalité précédente, en place depuis 20 ans, un peu vieillissante…” Une fin de cycle bénéfique à l’enfant du pays, apparu avec un regard neuf, après quelques années d’exil. Maire de Saint-Étienne-de-Carlat, mais aussi élu à la communauté de communes du Carladès, il a peu de temps pour lui. Il lui en reste toutefois pour s’occuper de sa famille bien sûr, mais aussi de son exploitation. Seul à la tête d’un élevage allaitant d’une soixantaine de vaches, en système traditionnel et herbager, il cumule tout mais avoue que ce serait encore plus compliqué s’il avait opté pour une exploitation laitière par exemple. “Il est très rare que je passe une journée de travail pleine sur mon exploitation !” Des difficultés à tout gérer ? Pensez donc ! 

Difficultés ou facilités ?

Michel Besombes n’évoque pas des “difficultés”, mais plutôt… “des facilités” ! “En tant qu’agriculteur, je suis travailleur indépendant, ce qui me permet d’organiser mon temps de travail, ce que ne pourrait pas faire un salarié par exemple. Même s’il y a des jours où il faut faire des choix…” Une gestion et une liberté qu’il dit apprécier, dans un rôle qui lui sied plutôt bien : “J’ai toujours été un activiste par nature, l’intérêt d’autrui, général… Cette fonction d’élu nous permet de nous mettre en capacité d’agir pour le bien-être des habitants. L’écharpe, ce n’est pas la première chose que je recherche.” Il la revêtira pourtant une nouvelle fois, cette année, puisqu’aucune liste ne se présente face à la sienne. “J’interprète cela comme une forme de consensus sur le travail mené par mon équipe. Dans un souci de continuité, seuls deux départs pour raisons personnelles ont été enregistrés. L’enjeu du prochain mandat : la place des petites communes au sein des intercommunalités.” Un sujet qu’il connaît bien : Saint-Étienne-de-Carlat compte 138 habitants.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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