L'entente entre associés : Un vrai capital

L'entente entre associés : Un vrai capital

Pour les cinq jeunes associés de la SCEA de Ventadour, installés à Moissannes, en Haute-Vienne, l'entretien de bonnes relations entre eux est essentiel. Ils y veillent quotidiennement.

Certains jeunes font le choix de s'installer seul, en reprenant ou en créant une exploitation. Souvent par souci d'indépendance et d'autonomie. Eux, ils sont cinq associés. Ils étaient même six avant qu'Alain Renault, la retraite approchant, troque son statut d'associé pour rester salarié de l'exploitation. Installé en 1976 avec Eva, son épouse, sur une exploitation laitière à Moissannes, en Haute-Vienne, Alain a accueilli cinq jeunes en six ans sur la ferme. Joël Paugnat, président des JA du département, a ouvert le bal en 2001 en s'installant hors du cadre familial. Véronique, Yannick, Sandra – les enfants d'Alain et Eva - et Sébastien – le mari de Sandra – les ont respectivement rejoints en 2002, 2003 et 2006. Ensemble, ils exploitent 216 ha, produisent 985000l de lait avec 130 vaches, élèvent 40 vaches limousines. Le tout requiert une organisation bien huilée et une entente sans faille entre associés qui s'entretient au quotidien.

Dialogue et règles écrites

« Il faut se dire les choses, tout le temps », résume Joël Paugnat. «Et quand il y a des tensions, c'est souvent le moins concerné par le sujet qui temporise », poursuit Sandra. La journée de travail des associés est systématiquement ponctuée par le même rituel : vers 9 heures, après la traite du matin, tous prennent leur petit-déjeuner ensemble. Ils en profitent pour discuter des travaux du jour et de la semaine à venir, des événements de la veille, du courrier…

« C'est l'un des seuls moments de la journée où nous sommes tous réunis. » A ce point quotidien s'ajoute une communication permanente tout au long de la journée. « Dès qu'il y a une question à poser ou une précision à apporter, on s'appelle, explique Joël. On ne pourrait plus se passer de portable. » Les décisions importantes – les choix d'investissements notamment – se prennent à l'unanimité. Sandra, qui a notamment la charge de la comptabilité de l'exploitation, réalise et soumet aux associés les plans d'investissements nécessaires. Par souci de transparence, les associés s'imposent la réalisation de deux prévisionnels budgétaires annuels.

La bonne organisation de l'exploitation relève ainsi d'un code moral bien établi. Mais pas seulement. Les règles qui la régissent sont gravées dans le marbre : celui du règlement intérieur que les associés ont rédigé en 2001. « Le règlement intérieur ne nous a jamais servi et c'est tant mieux. C'est une sécurité. Si, un jour, il y a un problème entre nous, le document sera là pour remettre les choses à plat », assure Joël.

Source Ja Mag

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