L'Etat va débourser plus de 600.000 euros pour lutter contre les campagnols terrestres

L'Etat va débourser plus de 600.000 euros pour lutter contre les campagnols terrestres

L'État va débourser pour 2016 une enveloppe de "plus de 600.000 euros" pour lutter contre les ravages des campagnols terrestres qui pullulent et ravagent les exploitations agricoles dans le Massif central, a annoncé mardi la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"Avec l'effet levier potentiel des fonds européens dont les conseils régionaux sont autorités de gestion et l'appui éventuel des collectivités du Massif Central, (c'est) près de 1,5 million d'euros de soutiens publics qui pourrait être mobilisé dès cette année", a par ailleurs relevé la préfecture dans un communiqué faisant suite une réunion d'un groupe de suivi sur le sujet, en date du 26 mai dernier. Cette somme permettra de cofinancer un plan d'action pluriannuel de lutte contre le rongeur dévastateur des cultures herbagères de moyenne altitude.

"Il y a une vraie prise de conscience collective, une volonté commune de l'Etat et du Conseil régional d'agir sur cette problématique", a déclaré Bernard Viu, directeur délégué de la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF) d'Auvergne-Rhône-Alpes.   Dans cette optique, 270.000 euros seront notamment consacrés à de la recherche fondamentale, menée par l'Institut national de recherche agronomique (INRA) sur le "développement de nouvelles molécules campagnolicides" n'ayant pas d'impact sur l'environnement (à l'inverse de la bromadiolone), "l'imunocontraception" des rongeurs, le "piégeage par phéromones" (à titre expérimental pendant un an) et l'"acquisition de connaissances fines sur les dynamiques de populations".  

 

Scientifique

Un protocole de lutte à base de glace carbonique sera également expérimenté au centre Inra de Marcenat (Cantal) "pour pourvoir mesurer de manière scientifique l'efficacité du produit par rapport à d'autres produits existants comme le PH3, utilisé pour tuer les taupes", a par ailleurs précisé le directeur délégué de la DRAAF. "Le dioxyde de carbone envahit les galeries et asphyxie les campagnols terrestres, sans qu'il y ait d'effet rémanent dans l'animal", a-t-il détaillé.

Les agriculteurs concernés pourront à leur tour également utiliser ce même produit dès lors qu'une autorisation de mise sur le marché à titre dérogatoire (pour 120 jours), annoncée en février par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, sera effective.Par ailleurs, le Fonds de mutualisation des risques (FMSE), abondé par les professionnels et cofinancé à hauteur de 65% par l'Etat et l'Union européenne, s'est engagé le 25 mai dernier à "indemniser sous certaines conductions les éleveurs les plus touchés par les ravages (...) à hauteur de 10 millions d'euros" pour la France, rappelle encore le texte de la préfecture.

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 14

COFFIGNOLE

pourquoi ne pas laisser les RENARDS faire leur boulot?
6 à 8000 souris et autres rongeurs mangés par an et par animal,et ça ne couterait RIEN

GL

Si on tue les mulots que vont dire les écologistes. D'après eux, la nature sais réguler elle même les prédateurs. Sur les prairies, ce ne sont pas les phytosanitaires qui sont en cause. Il serait rigolo de voir L214 mettre en ligne une vidéo sur l'agonie d'un campagnols au fond de son trou.

lol58

La nature est bien faite...favorisons les prédateurs, neutrons à raison il faut regarder ce qu'il se passe autour de nous avant de d'utiliser un énième produit dit "chimique"(ce que les "écolos" nous reproche peut être à raison d'ailleurs), produisons mieux et regagnons la confiance des consommateurs. Ce n'est plus à nos clients de s'adapter, mais à nous de répondre à leurs demande, c'est la loi du marché...

aaaa

Ce que vous appelez prairie naturelle, c'est de la prairie semée ou une végétation herbacée sauvage? Des recherches montrent que certaines variétés de graminées semées en prairie sont particulièrement attractives pour les rats.
Pourquoi pas une solution chimique pour donner une bouffée d'oxygène aux paysans touchés mais si on n'étudie pas le problème dans son ensemble, on se condamne à une dépense annuel en produit de traitement à vie (une de plus!).

roberto

il faudrais un politique se faire mordre par ses bestioles meme les bio apres on verras

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier