L’huile d’olive de l’Hérault résiste au gel

Raphaël Lecocq

Le vin a ses cépages, l’huile d’olives ses variétés

Seule rescapée du gel de 1954, la coopérative oléicole de Clermont l’Hérault devrait essuyer quelques pertes après le gel de 2012. En attendant le diagnostic, elle reçoit ses clients du Japon et d’ailleurs au Salon de l’agriculture.

1 million d’oliviers ont disparu du paysage héraultais après le gel historique de 1954, décimant l’oliveraie, et avec elles tout un pan de l’économie agricole méditerranéenne. L’épisode gélif de 2012 devrait malheureusement lui aussi laisser des traces. « Il nous faut attendre encore quelques semaines pour faire un diagnostic du verger, déclare Hélène Pagès, directrice de la coopérative. Nous aurons des pertes, mais sans commune mesure avec celles de 1954 ». Le département de l’Hérault compte environ 200 000 oliviers actuellement, un effectif en forte croissance ces dernières années, sous le double effet de la crise viticole et de l’augmentation de la consommation d’huile d’olive.

Production traditionnelle

En France, le potentiel de production reste largement en deçà de la consommation. Mais on peut compter sur l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou encore le Maghreb pour combler notre déficit. La filière oléicole française ne pourra jamais rivaliser avec ses concurrents. Et pour se démarquer, qualité, traçabilité et authenticité sont mis en avant par les coopératives et les producteurs particuliers. « Nous jouons la carte des variétés locales avec des méthodes de production, au champ et au moulin, qui relèvent de l’artisanat et non de l’industrie, poursuit la directrice. C’est le meilleur moyen de maintenir nos prix et le revenu des oléiculteurs ». Créée en 1920, la coopérative oléicole de Clermont l’Hérault traite bon en mal 1000 t d’olives, qu’elle valorise principalement en huile mais également en olives de bouche. Depuis quelques années, son marché à l’export s’est développé vers l’Europe du Nord ainsi qu’au japon.

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