La baisse des prix agricoles s’accentue

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La baisse des prix agricoles s’accentue

En mai 2014, la baisse sur un an des prix s’accentue à la consommation comme à la production. Les baisses des prix des céréales et des oléagineux se sont notamment amplifiées à la suite de perspectives de récolte plutôt favorables.

Sur un an, les prix agricoles à la production reculent de 5,2 %  de mai 2014 à mai 2013 (- 4,7 % en avril). Un recul notamment lié au plongeon des prix des grandes cultures. Après une reprise des cours en mars et avril, à la suite des craintes de récolte réduite aux USA et d’éventuelles difficultés de l’Ukraine, les prix sont repartis à la baisse. Les perspectives assez positives de récolte dans les principales zones de production et la demande limitée en soja de la part de la Chine, ont apaisé les tensions sur les prix.

Les cours de la pomme de terre ont accru le phénomène global de baisse avec une véritable chute par rapport à il y a un an.

Embellie sur les vins et les oeufs

L’embellie sur les vins et les œufs n’a pas suffi à compenser ces pertes. Les vins renforcent en effet leur avance par rapport à 2013, à un niveau particulièrement haut pour les vins d’appellation (+ 26 %) en raison de la faiblesse des deux dernières récoltes et de la réduction des stocks.

Le prix des œufs, qui s’était vivement replié lors de la reprise de la production qui a fait suite à la mise aux normes des cages de pondeuses, repasse en mai au-dessus des prix de mai 2013. Ceux des fruits et légumes et des viandes restent sur le même retrait qu’en avril par rapport à 2013.

Chute des prix des fruits et légumes

Pour les fruits, la baisse sur un an est de 17%. La fin de la campagne de pommes s’accompagne d’une baisse continue des prix. La fraise, plus abondante que l’an dernier, et à la faveur d’un climat plus agréable, voit son prix réculer nettement en un an. Pour les légumes la baisse sur un an enregistrée en mai (- 21 %) concerne la plupart des légumes pour lesquels la douceur des températures a accéléré les apports sur les marchés (- 21 % sur un an pour la tomate, -31 % pour les salades, - 44 % pour la courgette, -22 % pour le concombre).

Pour les animaux de boucherie, la baisse des prix sur un an s’est stabilisée : le prix des porcins est désormais au-dessus de celui de l’an dernier, de même que celui des ovins. Les prix des gros bovins et des volailles continuent de marquer un net retrait. La hausse sur un an du prix du lait de vache s’est désormais réduite à partir d’avril car c’est en avril 2013 que les prix avaient été revus à la hausse à la suite de la flambée des prix des produits laitiers sur le marché international.

Les prix à la conso suivent le même mouvement

Les prix à la consommation des produits alimentaires et boissons non alcoolisées. Suivent le même mouvement de baisse avec un décrochement, amorcé en mars, qui s’accentuent en mai... Le forte baisse sur un an des prix des légumes frais et des fruits, appuyée par celle, plus modérée, des boissons, n’est pas compensée par la hausse des viandes, du lait et des œufs. Les prix des fruits et légumes frais baissent à la consommation à la suite des prix à la production, répercussion classique pour ces denrées périssables et non « marketées ».

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Source AGRESTE

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