La barre des 150 000 aubracs est franchie

Didier BOUVILLE - La Volonté Paysanne

L'assemblée générale de l'Union Aubrac s'est déroulée jeudi 5 août en présence de nombreux adhérents à la salle des fêtes de Saint-Chély d'Aubrac.

La race conquiert de nouveaux éleveurs avec aujourd'hui 611 sélectionneurs adhérents de l'Union aubrac et un cheptel national lui aussi en hausse avec près de 151 000 têtes en France, recensées à l'IPG, soit 5 % de plus comparé à l'exercice précédent ; 39 369 ont été inscrites en 2009 au Herd-book aubrac. Dans son rapport moral, le président Henry Peyrac n'a cependant pas caché que l'année 2009 aura été une année difficile, une de plus, pour les éleveurs : “La crise financière internationale, peu propice en théorie à affecter directement nos trésoreries au vu de leur état, a pourtant eu des incidences secondaires fortes sur le commerce et particulièrement celui des femelles. Et par conséquent, sur la commercialisation des reproducteurs. J'ai malheureusement peur que l'année 2010 soit aussi une année difficile, malgré tous les efforts que nous déployons”. À propos de la FCO, il a relevé qu'elle avait créé “beaucoup de soucis et de travail” dans les élevages, notamment en raison de la vaccination, mais aussi du casse-tête administratif lié au déplacement ou à la vente des animaux. “Même si la vaccination a peut-être évité de grosses pathologies dans nos cheptels, elle n'a pas été sans conséquences financières instantanées importantes mais aussi différées aujourd'hui avec le blocage des frontières. Il est évident que nous devrons revoir, au niveau national, notre approche face aux épizooties”, estime Henry Peyrac.

Rien ne remplace le savoir-faire de l'éleveur

S'agissant des projets d'avenir et des perspectives pour la race aubrac, le président a évoqué le volet génétique. Deux sujets intéressent l'Union aubrac depuis deux ans : le poids à la naissance et la vie productive. Deux chantiers déjà démarrés, grâce à un partenariat avec l'Institut de l'élevage et l'Inra. Les premières conclusions quant à l'utilisation d'une nouvelle méthode d'estimation des poids naissance devraient bientôt arriver. De même, l'Union espère une méthode d'évaluation intéressante pour la vie productive. Pour la sélection génomique, présentée largement lors de l'assemblée générale de l'an dernier, le président a rappelé que plusieurs protocoles de travail ont été élaborés au niveau national, en veillant toujours à ce que ce nouvel outil soit une réelle avancée technique au service de l'éleveur... et non
l'inverse. “Nous savons tous que rien ne remplacera, ni le savoir-faire, ni la sensibilité, ni la connaissance de chacun d'entre nous”. Dans le bilan d'activité, le directeur Jacques Renou est revenu sur l'évolution positive du nombre d'adhérents et de vaches aubrac, en précisant que le nombre moyen de vaches par sélectionneur était de 65 mères : la plus grosse moyenne nationale des élevages français.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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