La belle brune continue de séduire les Cantaliens

C. Fournier

La race progresse dans le département. L'assemblée générale du syndicat l'a prouvé.

La brune des Alpes poursuit sa progression dans le Cantal. Au cinquième rang national en 2008, elle est aujourd'hui troisième en termes d'effectifs de la race. Une progression qui suit au contrôle laitier : 937 vaches sont inscrites (600 en 1998) pour 17 606 dans l'hexagone. “Les taux protéiques et butyriques ainsi que la longévité de ces animaux sont, pour les éleveurs, un critère de choix”, explique François Fayolle, directeur du contrôle laitier. Un TP qui, pour le Cantal, est de 33,6 g/kg pour une production de lait de 5 526 kg. Des chiffres rappelés au cours de la dernière assemblée générale du syndicat de race à Paulhac, “Brunes avenir 15”, le 30 juillet, sous la présidence de Christian Bromet.

Génomique avec prudence

“Une race docile qui s'adapte bien à nos zones et qui, au niveau laitier, tient la seconde place, derrière les prim'holstein. Un lait très fromageable et une vache qui permet de valoriser le fourrage grossier”, sont autant d'arguments pour les éleveurs et, pour le président, les raisons de la progression de la race dans le département. Au cours de cette séance, il fut aussi beaucoup question de génomique, présentée par Jérôme Lagarde de “Brunes génétique service”. Les brunes devraient pouvoir disposer, tout comme les prim'holstein, les montbéliardes et les normandes, de cet outil de sélection très puissant, grâce à une collaboration internationale. La population réduite de la race pose cependant un problème de référence, alors, pour obtenir une taille de population de référence suffisante, il faudra mettre en commun les génotypages de taureaux bruns du monde entier. C'est ainsi environ 3 000 taureaux qui seront disponibles dans le cadre du programme “intergénomies”. Au titre des atouts de la méthode, Jérôme Lagarde faisait état du “tri des taureaux avant testage, de la diffusion des jeunes taureaux génomiques, du couplage génomique et du sexage des semences. Et, éventuellement, de la sélection des mères à taureaux. Nous avons cependant un schéma de sélection déjà très performant avec des coûts de doses moindres, donc, en terme de génomique, il nous faut trouver le moyen de son financement, sachant que l'on fera partie de la course. Nous y allons, mais prudemment donc”

 

Les manifestations

Au titre des projets, le syndicat a participé aux Miss laitières à Saint-Flour. Il participera notamment aux journées laitières de Saint-Mamet, les 11 et 12 septembre avec une vingtaine d'animaux du Cantal, soit une dizaine d'éleveurs, ainsi que les 6, 7 et 8 octobre, au Sommet de l'élevage de Cournon qui dispose de huit places pour l'Auvergne. Le syndicat est aussi invité à participer au concours “Open génisses” de Saint-Étienne en novembre mais là, rien n'est encore décidé. Pour illustrer cette assemblée générale, les éleveurs ont visité en après-midi le Gaec des Brunes de Loudiers, en double troupeau : brunes des Alpes dont les associés valorisent les veaux, et aubracs pour les allaitantes. Un Gaec engagé dans la production de lait cantal AOP et primé lors des dernières “Miss laitières” avec “Beauté” (élue Miss Cantal).
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Source L'Union du Cantal

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires