La FCO... mais pas seulement : Les actions

C. FOURNIER

L'assemblée générale du Groupement de défense sanitaire a permis de faire le point sur la FCO et les actions du GDS.

“La FCO a mobilisé tous les jours l'équipe du GDS. Un travail pas facile et dans le cadre duquel nous avons essuyé aussi pas mal de critiques. Nous avons pourtant essayé de répondre au mieux à chaque interrogation même s'il nous a été reproché de ne pas assez communiquer. Mais il faut aussi se souvenir que les règles du jeu changeaient tout le temps dans cette affaire. Nous avons eu 100 appels par jour sur le dossier FCO sur lequel tout le monde voulait communiquer, alors que nous, éleveurs, nous ne savions même plus où nous en étions”.

Les animaux exportés vaccinés

Le président du GDS Cantal a ainsi fait une mise au point sur la position du groupement face à l'évènement sanitaire de l'année 2008. Un secrétaire général de la Fédération nationale des GDS qui a aussi rappelé quelle était la position nationale en matière de vaccination : “Pour tous les animaux destinés à l'export : une vaccination par les vétérinaires, ne serait-ce que pour obtenir la certification nécessaire. L'éleveur doit cependant pouvoir vacciner lui même le cheptel souche”.

Vaccination FCO : une “réussite” selon la DDSV

Le DDSV (Directeur des services sanitaires), Christian Salabert, se félicitait de la délégation existant entre la DDSV et le GDS et évoquait aussi le traitement de la FCO qui, in fine, “est une réussite grâce à l'investissement du GDS et à la mobilisation de la DDSV, malgré les difficultés rencontrées par rapport aux exigences et à la disponibilité des vaccins”. Sur la campagne de vaccination FCO qui s'achève au 30 juin, “ce report, décidé par le préfet, a permis de poursuivre l'accompagnement économique de la prise en charge du vaccin et la contribution à l'acte vétérinaire. Il aura permis aussi que 97,8 % du cheptel bovin du Cantal soit vacciné à cette date. Cependant, prévenait-il, “les personnes qui n'ont pas souscrit à cette vaccination obligatoire s'exposent à des mesures administratives et judiciaires”. La FCO, pour le président Combes, a eu néanmoins comme autre conséquence, de “ternir une confiance entre les éleveurs et les vétérinaires qu'il faut à tout prix recouvrer. Nous ne pouvons nous permettre qu'elle soit déstabilisée. Nous devons donc arriver à un dialogue serein dans cette période de crise où nous devons être au plus près des éleveurs”. FCO, enfin, qui a conduit à la mise en place par la FNGDS d'une mission prospective : “Cette mission nous permet d'auditer plus souvent et surtout d'aller voir les principaux pays de la Communauté européenne touchés pour voir comment ils ont géré cette maladie. Cela permettra au GDS France d'être une force de proposition et surtout, d'activer la recherche et d'anticiper”.

 

Rester toujours vigilants

Mais comme l'a souligné le GDS, la FCO ne doit pas occulter la prévention des autres maladies. Ainsi, si dans le Cantal, aucun foyer de tuberculose bovine et de leucose bovine n'a été détecté depuis 2006, si la brucellose bovine et le varron ont disparu, la maladie des muqueuses ou BVD, provoque elle toujours des troubles sanitaires importants induisant des pertes économiques. Le GDS axe ainsi en grande partie ses moyens de lutte collective sur le dépistage et l'élimination des Ipi (Bovins infectés permanents) porteurs sains et vecteurs. Concernant la paratuberculose bovine enfin, 153 élevages ont bénéficié d'une aide au dépistage. D'où l'utilité dans ce dédale sanitaire des formations “éleveur infirmier de son élevage” mises en place par le GDS, dont de nouvelles sessions sont prévues cette année.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du cantal

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