La filière équestre continue à manifester contre la hausse de la TVA

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La filière équestre continue à manifester contre la hausse de la TVA
manifestation à paris le 11 novembre (photo Pleinchamp)

Les manifestations contre le passage de 7 à 20% de la TVA applicable aux centres équestres continuent dans plusieurs régions de France. Par ailleurs, une centaine d'élus ont écrit vendredi au Premier ministre pour lui demander de revenir sur ce décret.

Dans un courrier signé de plus d'une centaine d'élus, députés et sénateurs quasi exclusivement d'opposition -et dont l'initiative revient à la sénatrice Chantal Jouanno (UDI) - demandent de laisser les activités équestres à un taux réduit de TVA.  "En l'absence de procédure (...) de la part de la Commission européenne ou d'une quelque autre requête de sa part, nous vous appelons urgemment à ne pas supprimer l'application du taux réduit pour les activités des centres équestres (...)", écrivent ces députés.

Le décret d'abrogation du taux réduit de TVA sur l'activité des centres équestres a été publié mercredi au Journal officiel, actant son passage de 7% à 20% en janvier, une hausse qui "broie toute une filière" selon les professionnels du secteur. Cette suppression du taux réduit pour les centres équestres fait suite aux injonctions de Bruxelles, et doit éviter à la France d'être condamnée devant la Cour de justice européenne si elle ne s'y conformait pas, selon le ministre des Finances. Pierre Moscovici a proposé des aménagements et la création d’un « fonds cheval » pour aider le secteur à passer ce cap. Des mesures jugées insuffisantes par la profession.

Sur le terrain, les manifestations continuent. Entre 1.500 et 2.000 cavaliers ont manifesté samedi après-midi à Nantes. Ils étaient environ 3.000 à Rennes, 1.000 à Quimper, 500 à Brest, 400 à Strasbourg... "Nous voulons que Bruxelles revienne sur cette mesure, et nous sommes prêts pour cela à monter jusqu'à Paris, voire plus loin", a prévenu l'une des organisatrices de la manifestation alsacienne, Dominique Klein, du club équestre EBZ à Weyersheim (Bas-Rhin).

Les organisateurs des mouvements de protestation estiment que 6.000 salariés et 2.000 centres équestres sont menacés par cette mesure et un nouveau rassemblement est prévu à Paris le 24 novembre.

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