La FNB condamne l’incendie du centre d’engraissement de Saint-Martial (23)

15 UNION DU CANTAL

C’est le bâtiment de stockage des fourrages qui a été détruit, jeudi 22 décembre à Saint-Martial. (Crédit : Pascal Lerousseau).

Les éleveurs réunis pour la tournée régionale de la FNB ont vivement réagi à l’incendie volontaire au centre d’engraissement creusois.

Les réactions ont été vives, jeudi, à l’annonce de l’incendie d’un des bâtiments du centre d’engraissement collectif de Saint-Martial-le-Vieux en Creuse, surnommé ferme des “1 000 veaux”. C’est le bâtiment de stockage de fourrage, de 1 500 m², qui a été touché. Grâce à l’intervention rapide des pompiers, tous les animaux ont été sauvés. La piste criminelle est avancée. Le secrétaire général de la préfecture de Creuse en personne privilégiait cette thèse dès les premières heures du sinistre.

Associations anti-élevage

Des tags insultant un des principaux clients du centre ont été retrouvés, tandis qu’au sol, les mots “non aux camps de concentration” ont été inscrits. Autant d’indices qui corroborent la thèse d’un acte malveillant, condamné avec la plus grande fermeté par la FNSEA et la FNB (Fédération nationale bovine), par voie de communiqué : “Aucune opinion, aucune idéologie ne peut justifier une telle violence ignoble. L’utilisation, par les auteurs de l’incendie, de l’insigne de la croix gammée pour qualifier l’élevage relève de la plus totale ignominie.” La FNSEA et la FNB apportent évidemment leur soutien sans faille aux 40 éleveurs victimes de ce regrettable sinistre, et réitèrent leur adhésion à “ce projet d’engraissement collectif de jeunes bovins, source de création d’emplois, de revenu, et de valeur ajoutée dans une zone rurale qui connait de graves difficultés économiques”.

Depuis jeudi, la quarantaine d’éleveurs s’organise pour assurer la continuité des soins aux animaux. Leur première priorité a été de remettre en place un système d’abreuvement. Puis, face à la destruction des stocks fourragers, les éleveurs ont dû trouver de la nourriture de substitution. D’un point de vue sanitaire, la vigilance est également de mise pour détecter toutes les maladies que pourraient contracter les animaux ayant passé la nuit dans des fumées étouffantes. “Les animaux sont là, on fera tout pour les protéger”, explique Pascal Lerousseau, président de la FDSEA de la Creuse. Les présidents de la FNSEA et de la FNB, Xavier Beulin et Jean-Pierre Fleury ont demandé à être reçus par le Premier ministre, Bernard Cazeneuve.

De son côté, le ministre de l’Agriculture a lui aussi condamné les exactions commises en Creuse, les qualifiant de “débordements intolérables”. Dans un communiqué, Stéphane Le Foll rappelle “qu’il n’a eu de cesse, depuis 2012, de travailler avec chacune et chacun, tant éleveurs que défenseurs de la cause animale et qu’il recherchera toujours une approche équilibrée des problématiques agricoles”. Pour la FNSEA et la FNB, l’incident creusois témoigne justement des limites “de l’approche équilibrée”, puisque selon les syndicats, c’est bel et bien “une forme de bienveillance vis-à-vis de certaines associations anti-élevage qui aboutit aujourd’hui à cette dérive radicale”. Vendredi quelque 500 personnes éleveurs et élus, sont venus apporter leur soutien au centre.

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Commentaires 1

brice mougenot "CEDRES118"

intolérable, que ces personnes s'occupent d'élevés leur enfants plus tôt que de vouloir apprendre aux éleveurs à élever leur animaux.

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